Les fausses couches répétées s'expliqueraient par une fertilité trop importante

Les fausses couches répétées s'expliqueraient par une fertilité trop importante
Les fausses couches répétées s'expliqueraient par une fertilité trop importante
Les fausses couches à répétition chez certaines femmes pourraient être dues à une fertilité excessive, selon une récente étude britannique. En effet, leur utérus accueillerait plus facilement des embryons de mauvaise qualité.
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« Beaucoup de femmes concernées [par les fausses couches] se sentent coupables, car elles pensent qu'elles rejettent leur grossesse », explique le Pr. Nick Macklon, de Southampton. Une nouvelle étude publiée sur PLoS ONE pourrait mettre fin à ce sentiment de culpabilité : des chercheurs ont mis en évidence que les multiples fausses couches pourraient s’expliquer par une « super fertilité » de la femme. Ainsi, les utérus de ces femmes laissent s’implanter des embryons de trop mauvaise qualité pour survivre, entraînant des grossesses impossibles à poursuivre à terme.

Des médecins de l’University Medical Center d’Utrecht se sont associés à leurs confrères de l’hôpital Princess Anne de Southampton pour mener à bien cette étude. Ils ont effectué des prélèvements d’utérus sur deux groupes de femmes, l’un avec des patientes à la fertilité « normale », l’autre contenant des femmes ayant vécu des fausses couches répétées. Les chercheurs ont ensuite déposé entre les deux bandes contenant des échantillons d’utérus, des embryons de bonne et de mauvaise qualité.

Résultat : les cellules d’utérus provenant du premier groupe se sont développées pour atteindre les embryons de qualité, laissant de côté les autres, tandis que les cellules de femmes ayant connu des fausses couches se développaient de la même manière vers les bons et les mauvais embryons. Ainsi, les fausses couches ne seraient paradoxalement pas dues à un manque de fertilité, mais plutôt à l’excès de fertilité des femmes. Mais les résultats de cette étude doivent encore être confirmés par de nouveaux tests.

Source : lemonde.fr
Crédit photo : Creatas

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