Printemps des pères : des papas divorcés prennent d’assaut la cathédrale d’Orléans

Printemps des pères : des papas divorcés prennent d’assaut la cathédrale d’Orléans
Printemps des pères : des papas divorcés prennent d’assaut la cathédrale d’Orléans
Depuis jeudi soir, quatre pères divorcés se sont installés sur une terrasse du sommet de la Cathédrale d’Orléans. Les papas en colère dénoncent les problèmes de garde d’enfants en cas de séparation, et veulent obtenir la coparentalité, en vertu du droit des enfants à leurs deux parents.
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Frédéric Foroughi ne voit ses enfants qu’un week-end sur deux, soit quatre jours par mois : pour dénoncer ce qu’il considère comme une injustice, ce père s’est joint à un groupe de parents mécontents et a investi une terrasse de la cathédrale d’Orléans jeudi soir. L’équipe composée de neuf personnes, s’est réduite à quatre pères en fin de journée. « On a posé une tente sur la terrasse, on a des duvets et de quoi se nourrir », a expliqué F. Foroughi à l’AFP par téléphone. « On s’est relayé pour dormir, a-t-il déclaré, on est déterminés à rester là-haut ».

La coparentalité revendiquée
Les quatre pères retranchés réclament la coparentalité, soit l’application de la garde alternée comme système de garde d’enfants systématique dans les séparations et divorces, et le respect par la justice du « droit des enfants à leurs deux parents ». « Un an après la séparation des parents, il y a 30% des enfants qui ne voient plus le parent à qui ils n'ont pas été confiés », a déclaré l’un d’eux à l’AFP, soulignant que le non-respect des droits de visite par le parent qui a obtenu la garde principale était monnaie courante  et se pratiquait en toute impunité, au dépend du deuxième parent, soit, « dans 80% des cas, le père » qui se retrouve « exclu de la vie des enfants ».

Les neufs membres du groupe de mécontents étaient venus de Bretagne, de Lorraine, de Caen, de Belfort et de Périgueux, et s’étaient rassemblé à l’occasion d’une visite de la Cathédrale d’Orléans. S’ils n’ont pas revendiqué d’appartenance à une association, ils n’en ont pas moins repris le procédé initié par les pères nantais en février dernier.

Serge Charnay avait bénéficié d’une large couverture médiatique en escaladant une
grue pour dénoncer son absence de droit de garde et de visite sur son fils. Plusieurs papas divorcés lui avaient emboîté le pas, et notamment l’association SOS Papa qui dénonce une justice sexiste envers les pères dans les cas de divorce.


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