Grossesse : lien entre stress et sexe du bébé ?

Grossesse : lien entre stress et sexe du bébé ?
Grossesse : lien entre stress et sexe du bébé ?
Une étude menée par des chercheurs de la New York University vient de démontrer que le stress chez la femme enceinte aurait une influence sur le sexe du bébé. Les mamans sujettes à des tensions donneraient en effet plus souvent naissance à des petites filles.
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C’est l’une des conséquences du stress les plus surprenantes. Selon des chercheurs de la New York University, l’état émotionnel de la femme enceinte influerait sur le sexe du futur bébé. Il apparaît en effet que les femmes soumises à un stress conséquent ou à un traumatisme en début de grossesse donneraient davantage naissance à des petites filles.
Pour parvenir à cet étonnant résultat, les scientifiques ont étudié les conséquences sur les femmes enceintes d’un événement très stressant (c’est le moins que l’on puisse dire) : le tremblement de terre survenu au Chili en 2005. Ils ont alors constaté qu’un fort stress vécu en début de grossesse augmentait considérablement les risques d’accouchements prématurés. Une Chilienne sur dix ayant subi ce séisme enceinte a effectivement donné naissance à son enfant prématurément alors que d’ordinaire, seul 6% des femmes du pays se trouvent dans ce cas.

Mais au-delà de ce phénomène, les scientifiques ont surtout remarqué que les Chiliennes traumatisées par la secousse avaient davantage donné naissance à des petites filles. « En temps normal, sur 100 naissances, nous enregistrons 51 garçons pour 49 filles » explique le Dr Karine Kleinhaus, coresponsable de l’étude, alors que suite au séisme l’étude a recensé la naissance de 55 filles pour 45 garçons.

Les chercheurs ont cependant du mal à expliquer ce phénomène car le sexe de l’enfant est déterminé dès le début de la grossesse et rien ne serait censé pouvoir le modifier. Mais le professeur Torche, autre responsable de l’étude, a quand même sa petite idée : « C’est comme si le stress de la maman affectait la viabilité du garçon » déclare-t-il. Les fœtus garçons seraient plus sensibles au stress que les fœtus filles et donc davantage l’objet de fausses couches.

Alexandre Roux

(Source : babyfrance.com)
Crédit photo : iStockphoto

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