Le télétravail serait-il en train de tuer notre libido ?

Le télétravail serait-il en train de tuer notre libido ?
Le télétravail serait-il en train de tuer notre libido ?
L'étude réalisée par le site de rencontres extra-conjugales Gleeden est formelle : sur 2541 femmes interrogées fin novembre 2020, 8 sur 10 estiment que le télétravail a sévèrement affecté leur libido. En cause principalement : le stress que la situation génère.
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On aurait pu croire que se retrouver quasi h24 à la maison donne davantage envie de se jeter l'un·e sur l'autre, ou de transformer le 5 à 7 en pause-dej sous la couette. A tort. Si notre libido au début du premier confinement semblait monter en flèche, rapidement, le désir est retombé comme un soufflé. Raté, qui plus est. La routine, l'enfermement, les nerfs qui lâchent : notre esprit pensait à mille choses en même temps, sauf au cul. Et pendant le reconfinement, rebelote. La faute principalement au télétravail.

Une étude menée par Gleeden, site de rencontres extra-conjugales créé par des femmes, révèle ainsi que huit répondantes sur dix ont constaté une baisse drastique de leur libido depuis qu'elles ont commencé à télétravailler. En tout, 2541 femmes mariées ont été interrogées du 20 au 27 novembre, soit un panel assez significatif qui témoigne d'expériences très récentes. Au moment de l'étude, elles étaient d'ailleurs 74 % à n'avoir eu aucun rapport sexuel avec leur partenaire depuis le début du deuxième confinement. Mais pourquoi, au juste ?

Le stress comme facteur principal

Charge mentale, incertitude face à l'avenir, peur du virus, craintes de voir sa vie personnelle et professionnelle affectées... Tout cela contribue à créer une atmosphère anxiogène qui influe directement sur notre désir pour l'autre - et sur notre désir de sexe en général. Un sentiment d'autant plus présent depuis que le télétravail est devenu la norme. C'est en tout cas de cette façon que les répondantes ont analysé leur inactivité sexuelle.

81 % d'entre elles ont ainsi évoqué le stress lié à leur activité à distance comme raison principale de leur baisse de libido. 68 % confient ne "pas avoir le temps et ne pas arriver à s'arrêter de travailler", 65 % estiment ne "plus se sentir sexy ou désirable" depuis que leur bureau est dans le salon. Pour 35 % des sondées, cette absence d'envie viendrait d'un manque de stimulations extérieures, notamment en fantasmant sur des inconnus croisés dans la rue, ou autre interaction sociale mise à mal par la situation actuelle. Une impossible déconnexion nocive.

Mais ce qui devient d'autant plus problématique, c'est la façon dont certaines ne réussissent pas à s'exprimer librement auprès de leur conjoint·e, et trouvent des excuses pour dissimuler la réalité. Bien qu'elles soient 88 % à être honnête sans mal, plus d'une femme sur deux avouent avoir déjà prétexté un mal de tête, 32 % un cycle menstruel interminable et capricieux, et 11 % utilisé l'excuse du bruit qui pourrait réveiller les enfants, rapporte l'étude. Critique. Car doit-on le rappeler : en couple ou non, faire l'amour n'est jamais un devoir.

Et en cette période particulière, il est naturel que son quotidien soit chamboulé. Tout comme ses envies, qui reviendront en temps voulu, en s'écoutant, en prenant soin de soi, en communiquant. En attendant, courage.