Pourquoi les femmes seraient davantage testées "positives" au Covid que les hommes

Selon des chiffres rapportés par Le Parisien, les femmes seraient davantage testées "positives" au Covid que les hommes. Et de nombreux facteurs expliquent pourquoi.
A lire aussi

Si la mortalité reste plus importante pour le sexe masculin, le taux d'incidence du coronavirus serait tout de même plus élevé chez les femmes. En deux mots, les femmes représenteraient davantage de cas positifs au Covid que les hommes. Voilà ce que démontre une analyse approfondie des données de l'épidémie par sexe et par tranches d'âge élaborée par le journal Le Parisien.

En chiffres, cela donne quoi ? Un taux d'incidence de 85,5 chez les femmes de 30 à 39 ans pour 69,4 chez les hommes du même âge, et de 63,1 chez les femmes de 40 à 49 ans pour 54,4 chez les hommes, rapporte le média. Un écart évident donc. Rappelons que le taux d'incidence est calculé d'après le nombre de cas positifs pour 100 000 habitants sur une même semaine écoulée.

Mais comment expliquer cette inégalité des chiffres ?

Une inégalité des sexes ?

Certains facteurs doivent être pris en compte, détaille Le Parisien. La surreprésentation des femmes au sein des professions les plus exposées au coronavirus d'abord - on pense notamment aux soignantes et aux professeures. Ensuite, une observation liée à la charge mentale : puisque davantage assignées à l'éducation des enfants, les femmes seraient plus en contact avec ces derniers, possiblement infectés. L'expérience du virus en soi pourrait se différencier de celle des hommes : d'après plusieurs études, les femmes âgées de 40 à 60 ans feraient l'objet d'un Covid long : elles ressentiraient des symptômes plus longtemps après avoir été infectées.

Et puis, il y a enfin ce fait : les femmes seraient davantage testées "positives" car elles se feraient tout simplement plus tester que les hommes. C'est aussi par cette différence de fréquence que "l'on en trouve plus", souligne Le Parisien. Les femmes seraient davantage préoccupés par l'épidémie et prendraient plus soin d'elles. Pas si étonnant.

L'an dernier, Sarah Hawkes, professeure de santé publique mondiale à l'University College de Londres (UCL), l'expliquait déjà : "Les hommes ont davantage tendance à entretenir des comportements susceptibles de conduire à des problèmes de santé sur le long terme. Dans la plupart des pays concernés par le coronavirus, nous constatons que les hommes fument et boivent à des taux beaucoup plus élevés que les femmes".

C'est en partie pour cela que le coronavirus tue plus d'hommes. Malgré cette nuance de cas positifs, aucune étude n'a suggéré une virulence plus importante du virus chez les femmes, tient à souligner Le Parisien.