Il explique la différence entre vulve et vagin à des femmes et se fait atomiser

Un homme mansplain sur Twitter
Un homme mansplain sur Twitter
Un homme tentant d'expliquer à des femmes, dont une gynécologue, la différence entre une vulve et un vagin s'est pris une volée de bois vert sur Twitter. Si vous ne savez pas ce qu'est le "mansplaining", voici un exemple frappant.
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Tout est parti d'un article du site britannique The Guardian interviewant une photographe qui a réalisé une série de 100 photos de vulves de femmes.

Notez la différence, des photos de vulves et pas de vagins. La vulve étant la partie extérieure du sexe féminin.

A chaque article mis en ligne, le Guardian fait un tweet sur son compte Twitter. Les lecteurs et les lectrices peuvent ainsi commenter et donner leurs suggestions.

Là c'est un homme, Paul Bullen, qui a offert à cette occasion une brillante leçon de mansplaining.

Sous le tweet, cet internaute, qui a depuis bloqué l'accès à son compte, a écrit : "Le mot correct est vagin." Confondant ainsi la vulve et le vagin.

Paul Bullen Mansplain
Paul Bullen Mansplain

Une autre utilisatrice du réseau social le reprend alors : "Salut Paul ! Non, ça ne l'est pas. Mais merci de nous avoir 'mansplainé' quelque chose dont vous ne savez rien."

Le mansplaining est la tendance de certains hommes à expliquer quelque chose à une femme qui le sait déjà sur un ton condescendant et paternaliste. Exemple : un homme vous expliquant comment changer une roue de vélo alors que vous savez très bien le faire puisque vous êtes mécanicienne.

Et là, notre champion du genre, Paul Bullen, de répondre : "C'est une utilisation incorrecte du mot 'mansplaining'. Non pas que je veuille légitimer le terme, mais par sa propre définition, il faut plus que le fait simplement d'avoir un homme qui explique quelque chose. Même si certaines personnes dans le public sont des femmes."

Un homme mansplainant qui mansplaine le mansplaining. La boucle est bouclée.

Une gynécologue lui explique alors la différence entre vagin et vulve en tentant la pédagogie : "Bonjour, je suis gynécologue et experte internationale sur le vagin et la vulve. Ce sont des vulves. J'ai écrit ce billet avec un diagramme de Venn pratique pour aider les gens à séparer les deux ! Amusez-vous bien."

Ce à quoi il répond (attention, prenez votre respiration) : "Cette question ne nécessite pas ce genre d'expertise. En fait, cela pourrait faire partie du problème : je parle de langage ordinaire et non de termes techniques. Ce que je dis a une composante descriptive et une composante normative. Le descriptif que vous reconnaissez en disant 'les gens se réfèrent à tout ce qui se trouve dans les voies reproductrices inférieures comme étant le vagin', je prétends empiriquement qu'en plus de l'utilisation du mot 'vagin' pour désigner la partie du corps mentionnée dans la définition du dictionnaire, ce mot est largement utilisé pour désigner quelque chose de plus large. Et ce sens est encore plus large que le mot vulve. La composante normative a trait à l'attitude à l'égard de ces faits d'usage. Je suis d'avis que l'usage courant est acceptable et qu'il ne devrait pas être modifié."

Et encore, on ne vous a traduit qu'une partie de sa logorrhée.

Il ajoute à tout cela pour répondre aux nombreuses personnes qui tentent de le corriger : "Par ailleurs, si une femme enceinte parle du bébé dans son ventre, je ne lui dirais pas qu'elle devrait l'appeler un foetus. Foetus est un terme technique approprié dans des contextes scientifiques. Même un médecin ne demande pas : 'Aimeriez-vous voir votre foetus ?'"

Ce à quoi on lui répond : "Un indice : ce n'est pas son 'ventre'".

Il est devenu la risée de Twitter et a bloqué son compte au public.

Il aurait mieux fait de juste admettre son erreur avant de s'enfoncer.