"Je vais venir chez toi..." : Stormy Daniels, la femme qui a fait condamner Donald Trump, serait victime de menaces

Publié le Mardi 04 Juin 2024
Terrafemina avec AFP
Par Terrafemina avec AFP Agence de presse
L'Agence France-Presse (AFP) est une agence de presse internationale généraliste et multimédia
"Je vais venir chez toi..." : Stormy Daniels, la femme qui a fait condamner Donald Trump, serait victime de menaces
Combinaison d'images avec Stormy Daniels à Hollywood, à gauche, et Donald Trump à New York, à droite
"Je vais venir chez toi..." : Stormy Daniels, la femme qui a fait condamner Donald Trump, serait victime de menaces Combinaison d'images avec Stormy Daniels à Hollywood, à gauche, et Donald Trump à New York, à droite
D'ordinaire peu avare de commentaires sur les déboires judiciaires de Donald Trump, Stormy Daniels, l'ancienne actrice de films X au coeur de l'affaire qui a valu à l'ex-président d'être condamné au...
À lire aussi

D'ordinaire peu avare de commentaires sur les déboires judiciaires de Donald Trump, Stormy Daniels, l'ancienne actrice de films X au coeur de l'affaire qui a valu à l'ex-président d'être condamné au pénal, garde pour le moment le silence.

Alors que la justice lui a offert sur un plateau l'occasion de triompher, celle dont le témoignage a été le point fort du procès à New York a pour l'instant laissé son avocat et son mari s'exprimer dans les médias.

Craint-elle d'enflammer les fans de Donald Trump, elle qui a raconté avoir reçu des menaces de mort? Reste-t-elle muette avant une grande interview télévisée? Ou préfère-t-elle simplement prendre du recul?

Son époux, Barrett Blade, et son avocat, Clark Brewster, ont laissé entendre que l'appréhension, voire la peur, n'étaient pas étrangères à ce silence.

"Je ne vais pas parler en son nom, elle délivrera son message au bon moment", a dit son mari à CNN.

Mais "elle est encore en train de digérer" le verdict, et "maintenant tous les idiots de trumpistes vont lui tomber dessus", a-t-il ajouté.

A la journaliste d'une chaîne locale qui évoquait le "stress" de Stormy Daniels avant son témoignage au tribunal, auquel elle s'est rendue en "gilet pare-balles", l'avocat a de son côté répondu qu'il s'agissait plutôt de la "peur" que "quelqu'un fasse quelque chose de fou".

Et depuis le verdict, puisque M. Trump est le candidat du Parti républicain, "la conclusion logique" serait que les craintes pour sa sécurité aient augmenté, a-t-il encore dit.

- "Poids sur les épaules" -

Stormy Daniels quitte le tribunal de Manhattan après son témoignage,  le 9 mai 2024
Stormy Daniels quitte le tribunal de Manhattan après son témoignage, le 9 mai 2024

En tout cas, a insisté Barrett Blade, bien qu'elle se sente "un peu vengée" par le verdict qui montre qu'elle "disait la vérité", "cette affaire n'était pas la sienne".

"Elle n'a rien demandé", ce n'est pas elle qui a porté plainte, a-t-il fait valoir. Le dossier a été présenté par un procureur de New York. 

Elle est donc "assez stoïque", "ça lui enlève un grand poids". "Mais ça lui en met un autre sur les épaules en matière de ce qui va se passer après. Quelle va être la prochaine vague (...) de conneries?", a-t-il affirmé. "On prend les choses au jour le jour."

Stormy Daniels, 45 ans, affirme avoir eu une relation sexuelle avec Donald Trump en 2006, ce qu'il nie. Pour qu'elle garde le silence, elle a été payée 130.000 dollars juste avant la présidentielle de 2016.

C'est ce versement, maquillé en frais juridiques, qui a valu au magnat des affaires d'être reconnu coupable jeudi par un jury new-yorkais, une condamnation historique pour un ancien président.

Dans un récent documentaire, elle a raconté comment, malgré ses traits d'humour acérés sur son compte X et sa force apparente, sa vie a été bouleversée.

Elle a notamment évoqué "des menaces directes comme +Je vais venir chez toi et t'égorger+, +Ta fille devrait être euthanasiée+".

Un autre témoin clé du procès, Michael Cohen, ancien avocat de Donald Trump devenu l'un de ses ennemis les plus loquaces, a lui abondamment commenté le verdict, sur X comme à la télévision.

iba/bpe/pno

© Agence France-Presse