Une hypersexualisation à laquelle ne devrait pas être exposée une jeune fille de 14 ans.
Dans le deuxième épisode de son podcast Sipsters consacré à la puberté, l’influenceuse Paola Locatelli est revenue avec sa meilleure amie Sirine sur l’hypersexualisation dont elle a été victime à ses débuts sur les réseaux sociaux, quand elle n’avait que 14 ans.
Alors qu’elles parlaient des effets de la puberté, notamment de l’acné et de l’apparition de la poitrine, et de la façon dont leur corps a rapidement évolué lors de cette période pas toujours facile à vivre, Paola Locatelli s’est brièvement rappelée la façon dont son corps a été, très tôt, hypersexualisé par les hommes. Chose dont elle n’avait bien évidemment pas conscience à l’époque.
“J’ai commencé à poster des photos et j’ai été extrêmement sexualisée, raconte-t-elle, aujourd’hui âgée de 21 ans. Et je m’en suis rendue compte il y a seulement quelques années, je dirais il y a un ou deux ans. À cette époque-là, quand j’avais 14-15 ans, je ne m’en rendais pas compte à quel point j’étais hypersexualisée par des hommes plus âgés que moi et majeurs.” Vous commencez à voir le problème ?
Avant de continuer. “Je me faisais DM par tous les footballeurs, beaucoup de mecs, même des acteurs... Si je dis des noms, je peux tuer des carrières”, ajoute-t-elle, visiblement encore marquée par la situation. “J’avais 14 ans, tout le monde le savait. Même si les gens disaient que je faisais plus grande que mon âge, ça se voyait que j’avais une tête de bébé et que je n’avais pas 24 ans. Mais à cette époque je pensais que j’étais grande, que je faisais grande”, finit-elle, avant de reconnaître qu’elle n’était en fait encore qu’un “bébé cadum”. “C’était de la pédophilie en fait”, finit par reconnaître Paola Locatelli.
De leurs expériences communes, les deux jeunes femmes semblent avoir retenu une observation. “On se fait beaucoup plus draguer quand on a 14 ans, 15 ans, que maintenant dans la vingtaine”, admet Sirine. “C’est parce que ces hommes-là, se disent qu’on est plus vulnérables. Ils ont peur d’une femme dans la vingtaine (...) Ils se disent qu’on est plus facilement manipulable.”
“Avec du recul, quand je repense à des situations ou des phases de quand j’avais 15 ans, je me dis qu’ils ont profité de ma vulnérabilité”, renchérit finalement l’influenceuse, qui se dit aujourd’hui "dégoûtée" par cette partie-là de sa vie. Et on la comprend.