Le 10 février 2025, Bianca Censori apparaissait sur le tapis rouge des Grammy Awards aux côtés de son mari anciennement appelé Kanye West. Les images avaint provoqué une tornade médiatique pour deux raisons. La première ? Sa tenue complète d'Eve. Elle ne portait absolument rien d'autre qu'un body invisible. La seconde ? Son silence total. Aux côtés du rappeur, l'ex architecte gardait la bouche insoutenablement cousue.
Ce happening avait, légitimement, ramené la question du contrôle coercitif sur le tapis. La trentenaire était-elle sous l'emprise de son bordeline de mari ? Avait-elle été exhibée sous influence, ou agissait-elle, au contraire, sciemment, de son plein gré ? Avant de déverser un (nouveau) torrent antisémite sur son compte perso, Ye s'était en tout cas targué d'être le seul et unique décideur dans cette relation. "Je domine ma femme. Ce n’est pas une merde woke féministe", avait-il écrit sur X, toujours gracieux et élégant.
Mais qu'en pense la principale concernée ? Après moult rumeurs de divorce, Bianca Censori s'est exprimée pour la première fois. En exclusivité, à Vanity Fair, elle a parlé de son rapport au corps et à la nudité. Posant quasi ou complètement nue, en pin-up, en grand écart, ou sur le dos d'u cheval en couverture du magazine, elle a, cette fois, piloté solo. Ou bien peut-être l'a-t-elle toujours fait ?
En fait, comme elle l'a expliqué, son habitude de se "balader nue" vient de loin. "Je me suis toujours baladée nue partout. Je n’ai jamais pris de distance avec ça. J’ai toujours travaillé cette imagerie, encore et encore, c’est de la cohérence", a-t-elle expliqué. Elle ne savait d'ailleurs pas que la scène aux Grammy serait si commentée et qu'elle viendrait marquer un tel tournant dans son oeuvre. Une oeuvre propre, rien qu'à elle, a-t-elle assuré.
Car, si Ye est un artiste, Bianca Censori l'est aussi. Une artiste avec un projet, une logique, une pratique définie. Artiste, qui, lors de cette fameuse soirée, n'a fait qui suivre la continuité d'une démarche entreprise depuis longtemps. Ce soir-là, finalement, son dénument n'était que le climax d'une démarche artistique entreprise des années auparavant, bien avant sa rencontre avec Ye.
En montrant son corps ainsi, la trentenaire véhicule un discours féministe. Elle dispose de sa liberté et de son apparence comme elle l'entend. Et "jamais je ne ferais quelque chose que je n’ai pas envie de faire", a-t-elle martelé.
Pour ce qui est de ses tenues hyper sexy, elle a assumé demander l'avis de son mari à chaque fois. Si certains peuvent juger cette recherche de validation hyper toxique, celle qui s'auto qualifie de "licorne insaisissable" trouve juste ça logique. "Mon mari et moi travaillons ensemble sur mes looks. C’est une collaboration, jamais on ne m’a dit quoi faire… Si tu étais mariée à Gianni Versace, il ne te proposerait pas une robe, peut-être ?", s'est-elle défendue.
Loin d'être une victime, plutôt une communicante qui sait ce qu'elle fait, Bianca agit parfois pour le plaisir de "l'effet" que cela va provoquer. Elle se définit comme une figure active de son propre mouvement —aussi controversé soit-il.
Quant aux rumeurs de contrôle coercitif, elle a également clarifié. Parole muselée ? En fait, selon elle, là aussi, ne pas parler découlait d'une stratégie de communication. Et la femme d'affaires s'est targuée d'avoir accompli sa mission. "Je n’essaie pas de me vanter, mais personne n’a jamais eu, dans l’histoire, une telle visibilité sans parler. S’il suffisait de se montrer nue, beaucoup pourraient en dire autant. Mais ça prouve aussi qu’à une époque où j’étais surexposée, vulnérable, le mystère conserve encore un pouvoir."
Manipulée, Bianca Censori ? Pas si sûr.