Qui est Marie Darrieussecq, prix Médicis 2013 ?

Qui est Marie Darrieussecq, prix Médicis 2013 ?
Qui est Marie Darrieussecq, prix Médicis 2013 ?
Le prix Médicis 2013 a été remis à la psychanalyste et écrivaine Marie Darrieussecq pour son roman « Il faut beaucoup aimer les hommes ». Portrait de celle qui considère l'amour et l'écriture comme « les seuls remparts contre l'omniprésence de la mort et de la dépression ».
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Passion et attente sont présentés comme les ressorts du dernier roman de Marie Darrieussecq. Honoré du prix Médicis 2013, Il faut beaucoup aimer les hommes est l’histoire d’un amour dévorant entre Solange, une blanche et Kouhouesso, un noir, sur fond de tournage à Hollywood. Avec cinq voix, l’auteure de 44 ans, bien connue pour son premier succès Truismes, a été choisi au premier tour du prix Médicis et succède ainsi à Emmanuelle Pireyre.

D’origine basque, Marie Darrieussecq baigne dans la littérature depuis son adolescence : après un bac L, elle suit une année d’Hypokhâgne puis de Khâgne à Bordeaux. Elle s’inscrit ensuite à l’École normale supérieure et obtient son agrégation de lettres modernes. En 1988, elle reçoit le prix du jeune écrivain de langue française pour sa nouvelle La Randonneuse. Mais c’est en septembre 1996 qu’elle marque la rentrée littéraire avec son premier roman Truismes qui s’écoule à 300 000 exemplaires. Suivront, entre autres, Tom est mort, Rapport de Police et Clèves. Chez Marie Darrieussecq, l'écriture est nécessaire, du moins aussi vitale que l'amour : « Aimer, écrire sont les seuls remparts que j'aie trouvés contre l'omniprésence de la mort et de la dépression », déclare-t-elle à Libération en août 2000.

Un prix qui consacre « l’aboutissement » de son travail

Aujourd’hui, un tel engagement littéraire est récompensé du prestigieux prix Médicis : « C’est un livre qui me tient particulièrement à cœur. Peut-être l’un de mes préférés, un aboutissement de mon travail », a précisé la romancière qui a mis 18 mois à l’écrire. Dans Il faut beaucoup aimer les hommes, Marie Darrieussecq conte une vision personnelle de l’Afrique, faite d'un kaléidoscope de désirs à travers le prisme de l'autre et d’une soif de découvertes : « Plusieurs trajets de ma vie m’ont mené en Afrique et j’en ai donné mon image », a ajouté l’écrivain. Altruisme, maternité, exil et virginité sont au cœur de ce roman qui propose de répondre à des questions simples et intemporelles : qu’est-ce qu’une femme ? qu'est ce que l'autre ?
L'écrivain à l'écriture sans frontière, qui se dit « européenne » s'est étonnée dans une interview accordée à notre partenaire MyBoox, « qu'il faille des papiers pour s’aimer, qu’il faille des papiers pour circuler sur la planète ».

L'auteure a poursuivi : « Le prix Médicis, c’est un joli prix. Les membres du jury actuel, je trouve que ce sont vraiment des gens qui écrivent bien, qui savent ce qu’est la littérature et ça n’a pas toujours été le cas dans ce prix là, mais maintenant c’est un prix d’amoureux du livre. Être comme ça, adoubée par eux, ça me fait vraiment plaisir. » La présidente du jury, Anne F. Garréta a affirmé : « Le prix Médicis est un prix de découverte aventureux qui essaie de décrire ce qui donne du sens dans le moment ». Et de se féliciter de « la plus belle liste depuis 50 ans, avec des choix qui ne sont pas les plus attendus de la saison ». Le journaliste et écrivain néerlandais Toine Heijmans a reçu le prix Médicis étranger pour son premier roman En mer et Svetlana Alexievitch  a été récompensée du prix Médicis de l'essai pour La Fin de l'homme rouge ou le temps du désenchantement.

Manon Adoue

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