Anaxago démocratise l'investissement dans les start-up et PME

Anaxago démocratise l'investissement dans les start-up et PME
Anaxago démocratise l'investissement dans les start-up et PME
Donner à tous les épargnants la possibilité de devenir actionnaires d'une start-up ou d'une PME, c'est le concept d'Anaxago.com, plateforme française leader dans le financement participatif des entreprises. Depuis sa création en 2012, Anaxago a levé plus de 5 millions d'euros et financé 18 entreprises.
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Le crowdfunding est en pleine expansion. Ce phénomène qui consiste à collecter des fonds auprès du grand public pour financer des projets se décline désormais aussi bien dans les domaines culturels, financiers ou associatifs. Avec Anaxago.com, Caroline Lamaud, Joachim Dupont et François Carbone ont trouvé la recette pour se démarquer parmi les acteurs nombreux de ce nouveau business qui a connu une croissance de 81% en 2012.

Dès 2011 le trio se rassemble autour d'une intuition juste : l'entrepreneuriat connaît un regain de popularité en France et la crise financière fait naître des velléités d'investissement plus humain et rationnel chez les épargnants. L'économie collaborative connaît alors ses premiers succès, et les trois jeunes diplômés d'un master de finance décident de quitter leurs banques respectives pour créer Anaxago.

Avec 20 000 euros de capitaux personnels, les entrepreneurs font développer leur plate-forme par une agence en février 2012. Ils structurent en parallèle leur activité autour de deux piliers : la sélection rigoureuse des entreprises en quête de financements et le service aux investisseurs. Les projets font l'objet d'un tri drastique : moins de 5% des candidats sont retenus. « Un comité d'experts examine les dossiers en fonction de leur potentiel de croissance, de leur caractère innovant et réalise un audit de l'entreprise selon 40 points de contrôle », explique Joachim. Le professionnalisme et la viabilité des projets soumis aux internautes ont permis d'asseoir la crédibilité de la plate-forme et de fidéliser ces investisseurs néophytes. Ils sont plus de 1 000 à avoir investi sur Anaxago depuis sa création, avec un « panier » moyen de 8 000 euros, alors que le ticket d'entrée est de 1 000 euros.

Il faut dire que les échanges ne se limitent pas au virtuel. Chaque mois, les investisseurs de la plate-forme sont conviés à une rencontre avec les entreprises en levée de fonds, qui trouvent là un moment privilégié pour « pitcher ». « Notre solution répond à un creux de financement entre 100 000 et 1 million d'euros, des montants qui intéressent rarement les sociétés de capital risque et développement », souligne Caroline. Des start-up comme Sailsharing.com (location de bateaux entre particuliers), Big Moustache (e-commerce) ou encore Babyloan (micro-crédit) ont ainsi levé respectivement 150 000 euros, et 300 000 euros pour les deux derniers. « Il y a un effet de levier évident lorsque l'entreprise parvient à mobiliser une communauté d'investisseurs particuliers, ils se rendent de fait visibles dans un second temps auprès des business angels et des fonds d'investissement », ajoute Joachim.

La société, qui se rémunère en prélevant entre 5% et 8% des sommes levées, est rentable depuis janvier 2014, et table sur 600 000 euros de chiffre d'affaires pour fin 2014. D'ici cinq ans, les trois fondateurs comptent réaliser 100 millions d'euros de levée de fonds par an, en élargissant leur offre aux PME et à l'investissement immobilier.

Leurs conseils

Être sûr de son modèle économique
Être radin au départ, se contenter du plus petit capital possible
Réfléchir à la proposition de valeur de sa société

Leur bio

2010 : Diplômés d'un master en finance, Paris Dauphine
Février 2012 : Création de la SAS Anaxago au capital de départ de 20 000€
Septembre 2012 : Lancement de la plate-forme
Décembre 2012 : Première levée de fonds de 100 000 euros sur la plate-forme
Avril 2013 : Embauche d'un développeur technique associé au capital


Retrouvez nos portraits de créateurs d'entreprise chaque lundi dans Le Parisien Économie