Comment positiver et prendre la vie du bon côté ? Interview d’Emilie Devienne

Comment positiver et prendre la vie du bon côté ? Interview d’Emilie Devienne
Comment positiver et prendre la vie du bon côté ? Interview d’Emilie Devienne
Vous voyez toujours le verre à moitié vide, vous vous dites constamment qu’avec des « si » tout serait bien mieux, et de toute façon, vous n’y arriverez jamais… Si au moins l’une de ces trois propositions vous concerne, vous pouvez vous munir d’un stylo et vous lancer dans l’un des « 50 exercices pour prendre la vie du bon côté » mis au point par Emilie Devienne. Rencontre avec une coach adepte de la bonne humeur.
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Terrafemina : Pourquoi ce livre d’exercices ?

Emilie Devienne : En parlant autour de moi, plusieurs personnes m’ont dit que j’étais toujours de bonne humeur et que je donnais de l’énergie aux gens. Moi je suis comme ça ? Evidemment, ça m’a fait très plaisir mais j’ai surtout été très surprise car ce n’est pas dans ma nature profonde. Ça m’a fait prendre conscience que c’est une volonté de tous les jours, une élégance intérieure. Je suis partie de l’idée que le pessimisme est d’humeur et l’optimisme de volonté, et je me suis rendue compte que ce qui m’a tenue droit toute ma vie c’est ce parti pris de l’optimisme.

TF : Pourquoi face à la même situation, certaines personnes réagissent bien et d’autres mal ?

E.D : C’est une question de personnalité. La vie est très injuste là-dessus. Ça dépend pour beaucoup du climat dans lequel on a grandi, et si à l’âge adulte on l’a intégré à sa personnalité, ou si au contraire on l’a totalement rejeté. Je ne suis pas une optimiste de naissance, et comme par ailleurs j’ai eu des moments difficiles dans ma vie, je me trouvais bien plus crédible que quelqu’un qui aurait eu une enfance dorée, pas de problèmes d’argent ni de famille, une santé de fer et une vie de couple idyllique et qui vous dirait « Où est le problème ? Prenez la vie du bon côté ! ».

TF : Vous avez modélisé des exercices. Prendre la vie du bon côté demande donc des efforts ?

E.D : Le discours d’aujourd’hui revient à dire « On s’occupe de tout ! ». Or, ce n’est pas si facile, il faut vraiment fournir des efforts et une démarche volontariste qui n’est pas forcément évidente. C’est un travail sur soi qui demande volonté et force de caractère. Il faut être en vigilance permanente. Quand on sait qu’on est enclin à voir le mauvais côté des choses, il s’agit d’accepter le fait qu’on est ainsi fait. Mais d’autre part, il faut s’interroger sur ce que l’on a à y gagner. A priori rien du tout si ce n’est d’être plus amer, d’avoir plus de rides ou de se déclencher un bon ulcère. Tout le monde a le droit de s’effondrer un instant parce qu’il est malheureux et déprimé, mais un instant seulement. Il s’agit de reprendre rapidement le dessus et de trouver quelque chose de positif sur lequel rebondir. Et comme par hasard, c’est communicatif ! C’est de cette façon, à partir de son propre regard et de ses propres expériences que l’on construit son monde. Si vous êtes de bonne humeur, vous allez spontanément attirer des gens de bonne humeur.

TF : N’a-t-on pas aujourd’hui un problème avec l’idéal et la perfection ? Ne sommes-nous pas trop exigeants avec nous-mêmes pour considérer que tout pourrait être mieux ?

E.D : Parfaitement ! Accepter ses défauts et ce que l’on a, c’est aussi prendre la vie du bon côté. Nous ne sommes pas parfaits, c’est la manière de le vivre qui est importante. Il faut apprendre à s’accepter tel que l’on est. C’est en cela un travail de tous les instants. Il est important de prendre du recul par rapport au bonheur obligatoire et formaté que la société exige de nous. Il faut être doux avec soi et ne pas céder aux diktats de la performance.

TF : Quelles sont les vertus de la « positive attitude » ?

E.D : Il ne s’agit pas d’être béat, mais de porter un regard lucide sur les évènements. Prendre la vie du bon côté nous apporte une forme de légèreté dont on a bien besoin dans ce monde, et en même temps une certaine exigence. Il ne s’agit pas d’être dans le déni de ce qui nous fait mal. En revanche, une fois que l’on a contacté émotionnellement son angoisse, sa peine, son insécurité, qu’on a dit sa blessure et qu’elle a été entendue, on se ressaisit et on commence à songer à son prochain projet par exemple. C’est à la suite de la mort de ma mère que je suis venue à l’écriture. Il faut toujours avoir un plan B. Pour résumer, je dirais qu’il vaut mieux être acteur plutôt que subir et souffrir.

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