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“Il faut être hyper bonnasse jusqu’à 89 ans”, dénonce cette actrice féministe face au culte de la "bonne meuf"
Publié le 30 septembre 2025 à 19:30
Cette comédienne et humoriste fustige les pressions imposées aux femmes : être sexy, “hyper bonne”, au sein du “marché de la bonne meuf”, comme l’énonce Virginie Despentes.
“Il faut être hyper bonnasse jusqu’à 89 ans”, dénonce cette actrice féministe face au culte de la "bonne meuf"
“Il faut être hyper bonnasse jusqu’à 89 ans”, dénonce cette actrice féministe face au culte de la "bonne meuf" Cette comédienne et humoriste fustige les pressions imposées aux femmes : être sexy, “hyper bonne”, au sein du “marché de la bonne meuf”, comme l’énonce Virginie Despentes. La comédienne étrille sur Inter les diktats d’une société patriarcale où les femmes se retrouvent toujours perdantes : “On vit dans un système où il faut rester hyper bonne jusqu’à 89 ans ! Sur TikTok et Insta l’idée est juste d’être bonnasse jusqu’à sa mort”. Et d’étayer :”Il y a toujours une quête de la perfection physique, des injonctions spécifiquement féminines, rien ne s'est relâché de ce côté-là. Les hommes aussi sont soumis à toutes sortes d'injonctions" Il y a aussi ces mots, restés fameux, de la militante Virginie Despentes dans son manifeste féministe King Kong Théorie : “J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m'excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. “ On pense fort au King Kong Théorie de Virginie Despentes, où l’autrice badass passe au crible les injonctions patriarcales, qui étouffent les femmes, c'est une réalité, mais aussi les hommes, autres victimes du patriarcat dont ils sont les acteurs : stéréotypes de genre, virilisme, clichés, pressions diverses. Culte du physique, intériorisation de ses émotions, mise en avant du bellicisme, silenciation de la vulnérabilité, etc.

Camille Chamoux cause sans filtre.

L’humoriste, comédienne et cinéaste, révélation réjouissante des Gazelles, comédie sororale particulièrement jubilatoire, d’une drôlerie insolente et nécessairement féministe, a réglé ses comptes au patriarcat, le temps d'une prise de parole où règne l'autodérision.

L’espace d’une tribune accordée sur France Inter, elle fustige ainsi les pressions dont les femmes font l’objet, volontiers exacerbées par les réseaux sociaux, et la banalisation de critères esthétiques improbables pour la moitié de l'humanité : diktats de beauté inatteignables, injonctions à la féminité, sur-sexualisation constante et assignation au “marché de la bonne meuf”.

On pense fort à Virginie Despentes en l’écoutant !

“Il faut être hyper bonasse jusqu’à 89 ans”, dénonce cette humoriste féministe

Camille Chamoux nous fait jubiler avec son franc parler, résolument féministe.

La comédienne étrille sur Inter les diktats d’une société patriarcale où les femmes se retrouvent toujours perdantes, quel que soit leur niveau de "bonnasse attitude" : “On vit dans un système où il faut rester hyper bonne jusqu’à 89 ans ! Sur TikTok et Insta l’idée est juste d’être bonnasse jusqu’à sa mort j’ai l’impression

Et d’étayer :”Il y a toujours une quête de la perfection physique, des injonctions spécifiquement féminines, rien ne s'est relâché de ce côté-là. Les hommes aussi sont soumis à toutes sortes d'injonctions il faut dire"

Là, on pense fort au King Kong Théorie de Virginie Despentes, où l’autrice badass passe au crible les injonctions patriarcales, qui étouffent les femmes, c'est une réalité, mais aussi les hommes, autres victimes du patriarcat dont ils sont les acteurs : stéréotypes de genre, virilisme, clichés, pressions diverses. Culte du physique, intériorisation de ses émotions, mise en avant du bellicisme, silenciation de la vulnérabilité, etc.

Il y a aussi ces mots, restés fameux, de la militante, qui disent tout de la nécessité de l'émancipation : “J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m'excuse de rien, je ne viens pas me plaindre.

Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
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