Culture
"On m'obligeait à me mettre en bikini et en short" : cette star d'une série complètement culte dénonce son "hyper sexualisation" à l'écran
Publié le 2 janvier 2026 à 20:00
Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
Cette actrice d'une série tout à fait culte des années 90 dénonce dans un tout récent échange son hyper sexualisation à l'écran. Comme cette demande express d'un metteur en scène : tourner en bikini constamment.
"On m'obligeait à me mettre en bikini et en short" : cette star d'une série complètement culte dénonce son "hyper sexualisation" à l'écran
"On m'obligeait à me mettre en bikini et en short" : cette star d'une série complètement culte dénonce son "hyper sexualisation" à l'écran Cette actrice d'une série tout à fait culte des années 90 dénonce dans un tout récent échange son hyper sexualisation à l'écran. Comme cette demande express d'un metteur en scène : tourner en maillot de bain constamment. GABRIELLE CARTERIS n'a pas dit son dernier mot. Star de la série Beverly Hills, l'un des incontournables de nos chères années 90, la comédienne n'avait que la vingtaine lorsque producteurs et scénaristes l'ont clairement incité à aligner les séquences en bikini. Pour aucune réelle raison, bien entendu. Dans le podcast I Choose Me, elle envoie valdinguer ce sexisme ordinaire et met les points sur les i. Quand la sexualisation d'un personnage féminin est aussi gratuite, il n'est jamais exempt de pertinence de le souligner. C'est précisément ce que souligne la star dans cette émission, où elle aborde le male gaze, ce point de vue masculin, regard, du metteur en scène, et du public, qui vient plaquer ses désirs sur les actrices et leur corps. L'interprète Gabrielle Carteris en témoigne largement dans cette discussion relatée par EW : "[Le producteur exécutif] Aaron Spelling, je me souviens qu'avant le début du tournage des épisodes d'été, [a dit] : "Bon, les filles, on va porter des maillots de bain cet été, alors vous devriez le savoir." J'étais là : "Qu'est-ce que ça veut dire ?" J'ai refusé d'en porter. Je ne sais pas si vous l'avez déjà vu, mais je n'en ai jamais porté."
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Cette actrice d'une série tout à fait culte des années 90 dénonce dans un tout récent échange son hyper sexualisation à l'écran. Comme cette demande express d'un producteur sûr de son pouvoir : tourner en bikini, même quand le scénario n'indique aucune raison valable a se dénuder ainsi.

Gabrielle Carteris n'a pas dit son dernier mot. Star de la série Beverly Hills, l'un des incontournables de nos chères années 90, la comédienne n'avait même pas la vingtaine lorsque producteurs et scénaristes l'ont clairement incité à aligner les séquences en bikini ou en short. Pour aucune réelle raison, bien entendu. Dans le podcast I Choose Me, elle envoie valdinguer ce sexisme ordinaire et met les points sur les i.

Des séquences en bikini, et alors ? Réfuteront certains machos ordinaires. 

Quand la sexualisation d'un personnage féminin est aussi gratuite, il n'est jamais exempt de pertinence de le souligner, leur rétorquera-t-on. 

Surtout que cette banalisation était continue dans les années 90, malgré quelques fulgurances féministes comme la création de la chasseuse de vampires Buffy Summers. Trop souvent, les protagonistes féminines se retrouvées fétichisées, ou en petite tenue. C'est précisément ce que souligne la star dans cette émission, où elle aborde le male gaze, ce point de vue masculin, regard, du metteur en scène, et du public, qui vient plaquer ses désirs sur les actrices et leur corps.

On écoute l'interprète fustiger ce vieux réflexe bien patriarcal. Elle ne mâche pas ses mots.

"Plein de scènes en bikini", Gabrielle Carteris envoie valdinguer le sexisme ordinaire et l'hyper sexualisation des actrices

Gabrielle Carteris n'a pas que des bons souvenirs de Beverly Hills. Série culte, c'est clair, mais jamais dissociée d'un imaginaire très masculin et "d'époque".

L'interprète en témoigne largement dans cette discussion relatée par EW : "[Le producteur exécutif] Aaron Spelling, je me souviens qu'avant le début du tournage des épisodes d'été, [a dit] : "Bon, les filles, on va porter des maillots de bain cet été, alors vous devriez le savoir." J'étais là : "Qu'est-ce que ça veut dire ?" J'ai refusé d'en porter. Je ne sais pas si vous l'avez déjà vu, mais je n'en ai jamais porté."

Voilà qui est dit. Mais la principale concernée ne s'arrête pas là.

Et fustige sur le même ton au micro du programme : "Je portais des shorts, ou alors mon justaucorps et mon short", a encore précisé Carteris auprès de son hôte. "Je portais ma salopette et mon débardeur, mais je refusais de porter un maillot de bain, car cela me mettait hors de moi. J'avais un joli petit corps à l'époque, je crois, mais j'étais furieuse que l'on en parle".

Un constat qui semble toujours d'actualité si l'on se fie par exemple à l'attitude du showrunner des Frères Scott, maintes fois dénoncé par ses actrices - il conservait par exemple des photos de ses comédiennes en sous-vêtements. Il faut savoir que lors du tournage des premières saisons de Beverly Hills, Gabrielle Carteris avait seulement la vingtaine.

"J'ai fait beaucoup de publicités avant de jouer dans 90210. J'ai eu beaucoup de chance d'avoir une belle carrière dans la publicité. À l'époque, vous savez, pour les publicités, on pouvait se permettre certaines choses. Je n'aurais jamais passé une audition en maillot de bain."

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