Maia Mazaurette effeuille les plus gros fantasmes des Français dans son tout nouveau documentaire, L'amour à plusieurs. Entre échangisme et partouze (une vague histoire de tarte aux fraises derrière, oui oui, il faut regarder cette immersion osée pour le comprendre) la journaliste sexo de Quotidien révèle tout, et va jusqu'à tendre le micro aux libertins.
A l'origine tout part d'un constat : si les Français font de moins en moins l'amour, celui-ci se décline volontiers à plusieurs. "Dans une société où les rapports au genre et à la sexualité sont en pleine mutation, la monogamie traditionnelle n'est plus l'unique modèle. Et si l'amour ne se trouvait pas dans les bras d'une personne, mais de plusieurs ? Quels équilibres affectifs et sexuels inventer quand on n'est plus que deux sous nos draps ou sous nos toits ?", s'interroge à ce titre le docu très cul de Quotidien.
40 % des Français fantasment sur le trio, avance en ce sens ce reportage polyphonique - qui va mettre en lumière plusieurs voix de personnes concernées par l'acte charnel.
"Il faut pas tout tenter le même soir. C'est le premier conseil qu'on donne aux débutants.", introduit à ce titre d'emblée un libertin adepte des clubs trop méconnus du grand public, source de préjugés et de stigmatisation. A les écouter en tout cas, face-caméra, s'expliquant posément en compagne de la journaliste cul-turelle. Oui mais voilà ; ces éclaircissements ont beau être instructifs, ils ne suscitent pas l'unanimité sur les réseaux sociaux.
Maia Mazaurette ose explorer "l'amour à plusieurs" mais suscite l'ire des conservateurs.
Alors que les prises de parole des spécialistes qu'elle interroge, sur les images à retrouver ci-dessous, ne sont pas choquantes. "Sur dix soirées on va coucher deux fois max. On est très sélectifs", détaille encore une autre voix sexperte dans cette exploration sans chichis du milieu de la nuit et des ébats. "Je ne me suis pas mis de limite. C'est au feeling. Je compte sur la découverte", témoigne une autre aficionado de ce kink très particulier. "Tu as envie de tout faire là-bas !", épilogue avec un grand sourire l'une des hosts de la journaliste spécialisée en sexualités.
Il n'en fallait hélas pas plus pour engendrer les saillies de quelques spectateurs un brin réacs. Qui ne voient pas cette immersion sous un angle très positif.
"C'est l'apologie du cul", "Du sexe gratuit en prime time", "Pourvu que des familles ne tombent pas sur ça", "On est revenu aux années 2010 où fallait parler tout le temps de cul ?", "Comment quotidien fait la promotion du "soyons tous échangistes"…afin de grappiller des parts de marché le fion a des beaux jours devant lui", assènent bien des regards plus que critiques sur ce contenu qui ne semble pas plaire à tout le monde.
Doux euphémisme. Alors même que Maia Mazaurette a pour habitude d'aborder tous ces thèmes à heure de grande écoute. Tous les soirs depuis une décennie !
"Il s’agit d’adultes consentants qui envisagent un moment de plaisir, dans quelle mesure ça devrait entraîner autant de réactions haineuses?", fustige une spectatrice de l'émission face aux commentaires virulents de certains internautes suite à la diffusion de cet extrait. "Même si c’est pas votre délire ils ne vous enlèvent rien en utilisant leur liberté. Après j’imagine que sûrement préférez-vous qu’on ne parle pas de ça « pour les enfants », pour la « morale » et autre « bienséance » mais sortez un peu du giron de votre « norme » ça va bien se passer! Tout ceci fait bien moins de mal que le petit adultère bourgeois ou que les violences intra familiales sur lesquelles on met aussi un voile. Car chuuuuut! L’important c’est de « faire bien".