Santé : la pollution réduit l’espérance de vie en Europe

Santé : la pollution réduit l’espérance de vie en Europe
Santé : la pollution réduit l’espérance de vie en Europe
Une étude à l’échelle européenne menée par 60 scientifiques et pilotée par l’Institut de Veille sanitaire vient de publier ses résultats. 19.000 décès pourraient être évités en Europe si l’air était moins pollué.
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Vingt-cinq grandes villes européennes dans douze pays ont été étudiées pendant près de trois ans par l’Institut de Veille Sanitaire (Invs). Le constat du projet Aphekom est alarmant, les particules nocives présentes dans l’atmosphère réduisent l’espérance de vie. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un taux de 10 microgrammes de particules par mètre cube d’air est sans danger pour la santé. A Rome (21,4), Athènes (29,4), Bucarest (38,4), les plus de trente ans pourraient vivre entre 12 et 22 mois en plus. Stockholm est la seule ville saine en Europe, selon l’étude.
Le trafic routier est l’un des plus grands responsables. Notamment dans 10 villes ciblées, les véhicules sont responsables de 15% d’asthme chez les enfants. « En moyenne, 30% de la population des 10 villes prises en compte par Aphekom habite à moins de 75 mètres d'une route sur laquelle circulent plus de 10.000 véhicules par jour », pointe l’épidémiologiste espagnol Nino Künzli.
En France, les trentenaires parisiens, marseillais, lillois ou encore strasbourgeois pourraient gagner entre 4 et 8 mois d’espérance de vie et 3.000 décès seraient évités. Les impuretés présentes dans l’air ont également un impact économique. Le coût de l’absentéisme, des dépenses de santé et du manque de bien-être provoqués par la pollution est estimé à 31,5 milliards d’euros en Europe.

Géraldine Bachmann

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