Grossesse et alimentation : plus de choline pour un bébé moins stressé

Grossesse et alimentation : plus de choline pour un bébé moins stressé
Grossesse et alimentation : plus de choline pour un bébé moins stressé
Une alimentation pour la femme enceinte plus riche en un nutriment essentiel appelé « choline » permettrait de réduire le taux de cortisol, l'hormone qui régule le stress. On trouve de la choline dans les jaunes d'œufs, la viande et le poisson.
A lire aussi
Lait de soja, fruits à exotiques, crustacés : ces aliments que bébé ne doit pas manger avant 1 an
Mag
Lait de soja, fruits à exotiques, crustacés : ces...


Une étude parue dans la revue de biologie américaine Faseb Journal démontre qu’une alimentation riche en choline pour la femme enceinte permettrait de réduire le taux de cortisol, l’hormone responsable de l’anxiété. Pour éviter de donner naissance à un enfant stressé, il faudrait donc, d’après cette étude, doubler la quantité de choline recommandée.

La choline est un nutriment que le corps ne synthétise pas en quantité suffisante, c’est pourquoi l’alimentation doit y pourvoir à raison de 425 mg par jour pour les femmes et 550 mg pour les hommes. On la trouve en grande quantité dans le jaune d’œuf (125 mg par œuf), dans le foie des animaux (environ 300 mg/100 g), dans la viande et le poisson (de 70 mg à 100 mg/100 g), mais aussi dans les légumineuses et les noix (autour de 40 mg/100 g).

En période de grossesse, la quantité recommandée actuellement (entre 450 et 500mg) s’avère donc insuffisante, si l’on en croit les tests effectués par les scientifiques de la Cornell University. En administrant une dose de 930 mg par jour à un groupe de femmes enceintes, ils ont constaté que le taux de cortisol relevé dans le sang, le cordon ombilical et le placenta de celles-ci était nettement plus faible que le taux de cortisol du groupe de femmes restées à la dose classique.

Conclusion : les femmes du premier groupe donnaient naissance à des enfants moins touchés par le stress. Le cortisol agit en effet pour préparer le corps à réagir face à un danger. Communément appelé « l’hormone du stress », il produit des effets néfastes sur le cœur et le métabolisme quand il est présent en trop grande quantité. Réduire le taux de cortisol à la naissance ne peut donc que s’avérer bénéfique, même si cela n’empêchera pas la vie de fournir son lot de stress à l’enfant…

Source : fasebj.org
Crédit photo : iStockphoto

VOIR AUSSI

Allaitement et alimentation, ce qu’il faut savoir
Bien manger en attendant bébé : un régime spécial grossesse
Les féculents, le bon carburant