Pourquoi nous ne mangerons bientôt plus que du bouillon et des boulettes ?

Pourquoi nous ne mangerons bientôt plus que du bouillon et des boulettes ?
Pourquoi nous ne mangerons bientôt plus que du bouillon et des boulettes ?
Entre la pénurie alimentaire qui nous guette et l'obsession de manger sain, il faudra compter sur les boulettes, les bouillons et la cuisine végétale dans les menus du futur. Ce sont les conclusions inédites d'une étude menée par une centaine de professionnels et leaders d'opinion de dix pays du monde.
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Plus de 100 professionnels, grands chefs, chaînes de restauration, industries agroalimentaires, journalistes et blogueurs du monde entier ont participé à cette étude. Tous ont essayé de deviner quelles seraient les grandes tendances culinaires de demain. Réponse : la « Bowlangery », la cuisine végétale et le bouillon. « C'est la fin d'un cycle. Tout le monde a conscience de l'épuisement des ressources alimentaires, mais le consommateur est aussi de mieux en mieux informé, de plus en plus soucieux de sa santé et il veut manger mieux pour moins cher », résume Frédéric Loeb, directeur général du Sommet mondial de la cuisine.

Notre menu du futur devrait donc se composer de boulettes de viande, de légumes, de poisson, mais aussi de bouillons et légumes anciens et asiatiques. « Il va falloir concilier les paradoxes et réinventer l'écosystème de la restauration », explique Frédéric Loeb. « Faute de matières premières, on va retourner à la cuisine frugale, dans laquelle on mange tout, on utilise les bas morceaux, les abats, on cuit les carcasses et on fait des bouillons, comme après la Révolution française ».

Et face à ce défi de réussir à concilier santé publique, raréfaction des ressources et crise économique, les restaurateurs seront au premier plan. « Dans les années 80, on nous avait promis qu'on mangerait des pilules en combinaison de cosmonaute, on se retrouve dans une crise épaisse. Et en cas de crise, le superflu est la première chose qui disparaît, il faut l'intégrer dans la restauration ». Et d’ajouter : « Le plaisir n'est pas une tendance, c'est un pré-requis ».

Crédit photo : Hemera

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