Infections sexuellement transmissibles en hausse : le manque de prévention en cause ?

Infections sexuellement transmissibles en hausse : le manque de prévention en cause ?
Infections sexuellement transmissibles en hausse : le manque de prévention en cause ?
Les cas de maladies sexuellement transmissibles ont fortement augmenté à Marseille l'an passé, selon une étude du laboratoire de microbiologie de la Timone. Une hausse liée notamment à une baisse de l'usage des protections.
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Le nombre de cas de maladies sexuellement transmissibles grimpe en flèche à Marseille. C’est le constat inquiétant du laboratoire de microbiologie de la Timone (seul institut de France à exercer une veille sur les MST), sur les 145 000 cas infectieux recensés en 2012.

« Dès le mois de septembre, nous avons vu qu’il se passait quelque chose. Notre système de surveillance en temps réel a détecté 10 fois plus de cas d’infections à gonocoques que l’année dernière à la même époque », a détaillé le professeur Didier Raoult en charge de l’étude. En six ans, les blennorragies ont été multipliées par quatre et les cas de syphilis par deux. Quant au nombre de cas de sida en primo-infection, il a doublé en 2012 par rapport à 2011. Un fait qui n’étonne pas le professeur, car « les personnes ayant déjà eu des blennorragies contractent plus facilement le sida ».

Une baisse de l’usage des protections

Les hommes sont les plus touchées par ce pic de MST, qui résulte d’un abandon progressif des moyens de protection, notamment du préservatif. « On a clamé un peu trop tôt que le problème du Sida était résolu », déplore le professeur Raoult, qui souhaite que les méthodes de prévention soient renouvelées.

La situation marseillaise ne serait toutefois pas isolée. La France toute entière et même l'Europe est dans le viseur du laboratoire marseillais.

Elodie Cohen Solal


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