Durban : l'enjeu crucial pour les États insulaires

Durban : l'enjeu crucial pour les États insulaires
Durban : l'enjeu crucial pour les États insulaires
La conférence de l'ONU sur le changement climatique s'ouvre lundi à Durban, en Afrique du Sud. Les États réunis devront se mettre d'accord sur des mesures pouvant enrayer le changement climatique. Les États insulaires, particulièrement menacés, exigent un accord d'urgence.
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Les événements météorologiques extrêmes ont tendance à s’amplifier. Lors de la conférence sur le climat, qui se déroule du 28 novembre au 9 décembre 2011 à Durban en Afrique du Sud, les États participants devront se mettre d’accord sur des mesures pour enrayer le changement climatique.

Parmi les États qui attendent beaucoup de cette conférence, les États insulaires, qui ont réclamé lundi « d'urgence un accord sur le climat », estimant que la volonté des plus grands émetteurs de CO2 de retarder les décisions constituait « une trahison envers les populations les plus vulnérables face au changement climatique ». L' Alliance des petits États insulaires (AOSIS) attend de la conférence de Durban qu'elle débouche sur un accord sur une seconde période d'engagement des pays industrialisés dans le cadre du protocole de Kyoto, la première période expirant fin 2012.

« Pour remplir notre obligation morale et éthique envers nos populations, l'Alliance des petits États insulaires rejettera à Durban toute décision qui (...) ne pourra pas garantir la survie de nos nations », a prévenu, dans un communiqué publié juste avant l'ouverture de la conférence, Dessina Williams, présidente de l'AOSIS. « Pourquoi donnerions-nous notre accord à une décision qui aurait pour conséquence ultime et inévitable notre propre disparition? », a-t-elle ajouté.

Selon des observateurs, la Chine et les États-Unis, grands émetteurs de CO2, feraient partie de ces États favorables à retarder des accords éventuels sur le climat. « La pression des plus grands émetteurs de CO2 pour attendre va à l'encontre de la flagrante évidence qu'il y a à agir immédiatement », souligne Mme Williams.

Les États insulaires demandent également le lancement d'un processus visant à hausser les objectifs de réduction d'émissions de CO2 rapidement et plaident pour « un mandat » permettant de poser les bases d'un futur cadre international couvrant aussi les pays non concernés par le protocole de Kyoto.

(Source : nouvelobs.com et AFP)


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