Un nouveau pacte budgétaire pour l'Europe des 25

Lors d'un sommet organisé lundi à Bruxelles, un nouveau pacte budgétaire a été adopté par les pays membres de l'Union européenne, à l'exception notable de la Grande-Bretagne et de la République tchèque. La proposition allemande de placer la Grèce sous tutelle a suscité une vive controverse, tandis qu'un compte à rebours a été lancé pour clore le chapitre de la dette grecque.
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Un nouveau pacte budgétaire fortement inspiré par l’Allemagne a été adopté lundi soir par les dirigeants européens réunis à Bruxelles. 25 des 27 pays membres de l’Union européenne ont accepté d’inscrire dans leur législation la fameuse règle d’or sur le retour à l’équilibre budgétaire, assortie de sanctions quasi-automatiques en cas de violation de cet engagement. La République tchèque a rejoint, in extremis, le refus ferme de la Grande-Bretagne d’adopter le pacte, alléguant des problèmes « constitutionnels » de ratification du texte. C’est en mars, à l’occasion d’un nouveau sommet européen, que le traité doit être signé. Le bras de fer entre la France et la Pologne concernant le format des sommets de la zone euro a débouché sur un compromis : les 17 pays membres de l’union monétaire convieront à la table des négociations les pays non membres sur certains sujets uniquement.

La proposition allemande de placer la Grèce sous stricte tutelle budgétaire européenne a suscité une vive controverse. Rejetée sèchement par plusieurs pays dont la France, elle a été jugée « pas raisonnable, pas démocratique et pas efficace » par le président Nicolas Sarkozy. Un compte à rebours a été lancé par les dirigeants européens pour clore le chapitre de la dette grecque. Ceux-ci ont demandé un accord global très rapide, d’ici la fin de la semaine, portant sur une réduction de 100 milliards d’euros de la dette grecque détenue par les créanciers privés. Le chef de l’État français a estimé que le processus avançait « dans la bonne direction ». De cet accord dépend le déblocage par l’Europe de son aide de 130 milliards d’euros promise en octobre. Selon une source européenne, des discussions sur un effacement d’une partie de la dette grecque détenue par les institutions européennes, dont la Banque centrale européenne, sont en cours.

Élodie Vergelati

Avec AFP
Crédit photo : AFP / Le ministre grec des Finances Evangélos Vénizélos et le premier ministre grec Lucas Papademos, dans la nuit du 30 au 31 janvier 2012 à Bruxelles.

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