Fukushima : l'anniversaire d'une tragédie

Fukushima : l'anniversaire d'une tragédie
Fukushima : l'anniversaire d'une tragédie
Le 11 mars 2011, le Japon connaissait la pire tragédie de son histoire. Un séisme impressionnant a laissé place à un tsunami, lequel a provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima. Un an après, retour sur cette catastrophe historique et ses conséquences.
A lire aussi


Les images du raz de marée dévastateur sont inoubliables. Il y a un an, un séisme de magnitude 9 dévastait le Japon, et provoquait un tsunami d’une violence inouïe. La vague a tout balayé sur son passage, effaçant des villages et faisant 20 000 morts.
Séisme et tsunami ont également provoqué la destruction de la centrale nucléaire de Fukushima, une catastrophe qui a ravivé dans les esprits le douloureux souvenir de Tchernobyl. Conséquence, le Japon et l’Allemagne ont cessé leur activité nucléaire. Au Japon, seuls 2 réacteurs sur 54 fonctionnent, et il faudra encore 40 ans pour mener à bien le démantèlement de la centrale de Fukushima. Ailleurs dans le monde, l’élan du nucléaire a été largement freiné. En France, il fait partie des enjeux de la campagne présidentielle.

Un an après la catastrophe nucléaire, des dizaines de milliers de réfugiés qui avaient dû quitter leur domicile aux environs de Fukushima n’ont toujours pas pu rentrer chez eux. Certains ne pourront même jamais le faire, car leur ancienne ville est devenue inhabitable.

Côté dédommagements, les 2 millions de victimes de la catastrophe nucléaire sont peu nombreuses à avoir été indemnisées par la société Tepco qui gère la centrale. Outre le remboursement de frais occasionnés par l'évacuation forcée, l'opérateur a offert de verser une indemnité pour « souffrances mentales » de 1 200 euros par mois. Toutefois, Tepco exige que les bénéficiaires renouvellent leur demande tous les trois mois, via une procédure longue et complexe. Les avocats des victimes accusent donc la société de traîner des pieds pour assumer ses responsabilités.

Avec AFP
Photo : Des ONG japonaises manifestent devant le Ministère des Sciences et des Technologies de Tokyo afin d'obtenir des compensations pour les habitants de Fukushima, octobre 2011.

VOIR AUSSI

Fukushima : ce que disent les candidats sur le nucléaire
Aliments radioactifs : les Japonais n’ont plus confiance en leur assiette
Les Français manquent d’information sur le nucléaire
Des experts favorables à la prolongation du parc nucléaire français