Jeunes filles enlevées au Nigéria: que veut Boko Haram ?

Jeunes filles enlevées au Nigéria: que veut Boko Haram ?
Jeunes filles enlevées au Nigéria: que veut Boko Haram ?
Dans cette photo : Richard Attias
Il y a maintenant plus de 15 jours, un lycée de jeunes filles a fait l’objet d’une attaque de la part d’un commando islamiste. Aujourd’hui nous sommes toujours sans nouvelles des 129 lycéennes… Alors que Richard Attias alertait sur le silence coupable des médias, ainsi que sur l’impuissance des pouvoirs publics trois jours après l’événement, Hadiza Bala Usman organisait une marche de protestation quelques jours plus tard, finalement reprise par le journal Le Monde le 30 avril dernier… Où en est-on à l’heure où nous écrivons ?
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Les explications autour du drame :

Plusieurs raisons sont prêtées aux islamistes de Boko Haram. Comme nous l’explique l’écrivaine Eliza Griswold, « leur enlèvement dépasse la volonté de trouver «des cuisinières et des épouses.» Pour Boko Haram, il s’agit de démanteler la fragile société existante en attaquant ses institutions essentielles: les écoles ». D’ailleurs le journal du trio BNP (Bergé Niel Pigasse) nous révèle que le nom du groupe terroriste Boko Haram signifie : « l'éducation occidentale est un péché » ! Pourtant d’autres sources évoquent que ces jeunes filles auraient pu être enlevées afin de servir d’esclaves sexuelles ou de domestiques, ce qui en l’occurrence reviendrait un peu au même...

La colère des familles s’expriment publiquement :

« Comment est-il possible qu'à l'ère des drones, de Google Map et des frappes aériennes, plus de deux cents jeunes filles aient pu disparaître sans laisser de traces ? », s’interroge Hadiza Bala Usman, la jeune femme à l’origine de la marche de soutien dans les rues d’Abuja, la capitale du pays. Plus offensif, le père d’une victime s’indigne, « nous sommes pauvres et sans aucune influence, et nous pensons que c'est pour cela que le gouvernement ne s'intéresse pas à nos filles ». Les captives à Chibok et leurs proches ont l’impression d’être abandonnés à leur sort…

L’absence de réaction des autorités et de la communauté internationale ?

Pourtant certaines voix s’élèvent contre l’indifférence autour du sort de ces jeunes filles. C’est notamment le cas du global influenceur Richard Attias qui proteste contre le deux poids deux mesures. En effet, l’organisateur du sommet de la Francophonie demande « ne restons pas impuissant face à la barbarie. Ne donnons pas raison aux criminels qui croient en leur impunité parce qu'ils s'attaquent à des enfants loin des grands centres urbains (et donc des caméras) ». Dans sa tribune, il interpelle directement le président Goodluck Jonhathan en l’appelant à intervenir rapidement pour mettre fin au supplice des jeunes étudiantes et de leurs familles. Aujourd'hui, c'est le magazine Le Point qui lève le voile sur cette histoire, et qui invite tous ses lecteurs à venir signer la pétition en ligne et le hashtag #BringBackOurGirls.