Affaire DSK : Aurélie Filippetti a refusé un rendez-vous avec le « satyre »

Affaire DSK : Aurélie Filippetti a refusé un rendez-vous avec le « satyre »
Affaire DSK : Aurélie Filippetti a refusé un rendez-vous avec le « satyre »
Dans cette photo : François Hollande
Dans un échange de mails datés de 2003, Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon et la députée PS Aurélie Filippetti parlent de DSK comme d’un personnage « dangereux pour les femmes ». Aurélie Filippetti confie même avoir refusé de se rendre à un rendez-vous avec l’ex-patron du FMI.
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Dans la liste des personnes qu’Anne Mansouret et sa fille Tristane Banon affirment avoir alertées à l’époque de la présumée tentative de viol, en 2003, figure désormais Aurélie Filippetti, députée PS engagée chez les Verts à l’époque. Celle-ci sera entendue aujourd’hui par la police, qui a eu connaissance d’une série de courriers électroniques échangés entre Anne Mansouret et la députée.
Le 18 décembre 2003, alors que Tristane Banon prend conseil autour d’elle pour savoir si elle doit porter plainte ou non, sa mère contacte Aurélie Filippetti. D’après ce qu’elle sait, la jeune femme s’était déjà plainte du comportement de DSK envers elle. Dans ce premier mail, elle la prévient qu’une plainte pénale va sans doute être déposée par sa fille contre « un quinqua malheureusement étiqueté PS », et conclut ainsi : « j’ai pensé que cette information vous ferait plaisir. » Aurélie Filippetti ne tarde pas dans sa réponse et apporte aussitôt son soutien aux deux femmes, les choses ne sont pas allées « aussi loin » pour elle, mais elle ajoute : « le peu que j’ai vu me montre à quel point le personnage est dangereux pour les femmes. »

Neutraliser le « satyre »
Une semaine plus tard, Anne Mansouret demande de nouveau l’aide d’Aurélie Filippetti pour trouver un avocat pour sa fille, celle-ci renouvelle alors son soutien, affublant DSK du surnom de « satyre », créature inquiétante de la mythologie, représenté avec un corps d'homme, des cornes et des membres inférieurs de bouc, et réputé pour son comportement libidineux…
Elle raconte ensuite qu’elle aussi aurait été invitée par DSK à « prendre un café pour discuter », au 13 rue Mayet à Paris, l’adresse mentionnée dans la plainte de Tristane Banon pour tentative de viol. « J'en avais parlé à un copain qui m'a mise en garde en m'interdisant pratiquement de m'y rendre », dit-elle, et elle ajoute : « Mais peut-être d'autres filles ont-elles été victimes des mêmes pratiques et peut-être parleront-elles.»
Après François Hollande, Brigitte Guillemette (ex-épouse de DSK), Camille Strauss-Kahn et Aurélie Filippetti aujourd’hui, la police devra encore entendre Philippe Vandel et Patrick Poivre d’Arvor à la rentrée. Mais la liste pourrait encore s’allonger.

(Source : le Figaro.fr)
Crédit photo : IMF Photograph/Stephen Jaffe



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