Italie : l'Eglise ne veut pas participer à l'effort de solidarité

Italie : l'Eglise ne veut pas participer à l'effort de solidarité
Italie : l'Eglise ne veut pas participer à l'effort de solidarité
Dans cette photo : Silvio Berlusconi
Le parti radical italien demande l'abrogation des privilèges fiscaux accordés à l'Eglise et au Vatican estimant que toutes les catégories sociales doivent être concernées par les efforts financiers nécessaires à la survie du pays.
A lire aussi
Pour attaquer l'avortement, ce sénateur australien veut devenir une femme
News essentielles
Pour attaquer l'avortement, ce sénateur australien veut...

Le 19 août, en plein débat parlementaire sur les mesures d’austérité et le plan de rigueur envisagées par le gouvernement de Silvio Berlusconi, Mario Staderini, secrétaire du Parti radical (gauche), s'attaqua avec force et conviction aux exemptions fiscales dont jouit l’Église italienne : « Le salut de l’Italie passe par la contribution de l’Église »,déclara-t-il.

Le Parti Radical a déja enregistré 130.000 signatures de soutien sur Facebook.

En plus de l'exonération fiscale sur l'immobilier, l'Eglise bénéficie du "cinq pour mille", et du "huit pour mille" parts de l'impôt destinées à financer les clergés. Mario Staderini estime que ces décisions rapporteraient 5 milliards d'euros à l'état italien, alors que celui-ci se trouve actuellement dans la tourmente budgétaire.

L'hebdomadaire de gauche L'Espresso ne mâche pas ses mots, sous le titre "La sainte évasion", les journalistes affirment que la loi n'est pas la même pour tous. Le 25 août, L’Avvenire, le quotidien des évêques italiens se défendait en proclamant: « Nous ne méritons pas d’être considérés comme des évadés fiscaux. L’Eglise n’a rien à cacher."

VOIR AUSSI

Dette de la France : toutes les mesures du plan de rigueur

Manifestations à Londres contre le plan d'austérité de 2011

Italie : la crise de la dette contamine le pays de Silvio Berlusconi