Valérie Trierweiler : la dernière des Premières dames de France ?

Valérie Trierweiler : la dernière des Premières dames de France ?
Valérie Trierweiler : la dernière des Premières dames de France ?
Dans cette photo : Valérie Trierweiler
Depuis les révélations du magazine Closer sur les relations présumées entre le président de la République François Hollande et l’actrice Julie Gayet, le statut de la première dame en France est largement commenté dans la sphère politique et médiatique. Nombreux sont ceux, responsables socialistes en tête, qui réclament la bannissement de cette pratique.
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Le premier choc passé, la « breaking news » people, place désormais à la politique et aux commentaires qui fusent de toutes parts. Conséquence prévisible de la relation présumée entre François Hollande et Julie Gayet, la question du statut - non officiel - de première dame est, à nouveau, remis en cause. Et sur ce sujet maintes fois discuté, c’est François Rebsamen, le président du groupe socialiste au Sénat, qui a ouvert le bal. À quelques heures de la conférence de presse présidentielle, le maire de Dijon a ainsi déclaré sur les ondes de RTL : « Il n’y a pas de première dame en France, ces pratiques sont surannées, désuètes et devraient être bannies ».
Et celui qui n’est pas réputé pour être proche de Valérie Trierweiller de remarquer que ce constat est aussi partagé par l’Elysée : « D’ailleurs, lui-même, le président l’avait dit (...) On élit une personne et puis après tout, cette personne, elle vit seule, célibataire, elle peut vivre avec une autre homme, une femme, ça n’intéresse pas et ça ne doit pas interférer. » La conclusion se veut cinglante : « Ça veut dire qu’il ne faut qu’il y ait de première dame, c’est fini. »





Même son de cloche sur iTélé de la part du porte-parole du PS à l’Assemblée nationale Thierry Mandon. L’ancien maire de Ris Orangis (91) a, lui, qualifié, sur le plateau de Bruce Toussaint, le statut de première dame d’«archaïsme politique ». Fermer le ban.

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Le débat sur la première dame relancé

Jugeant ainsi que la « disparition du bureau et du secrétariat du conjoint (...) serait une avancée de la démocratie », les propos de François Rebsamen ouvrent une brèche, dans laquelle l’opposition comme les médias ne peuvent manquer de s’engouffrer. Quel que soit l’avenir du couple présidentiel, le débat est désormais bel et bien relancé. Invitée pour la matinale de Europe 1, mardi 14 janvier, la candidate UMP aux municipales à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, abonde dans le même sens. « Je suis pour la discrétion de la première dame. C’est-à-dire pas de statut », a-t-elle ainsi répondu à Jean-Pierre Elkabbach. Et d’ajouter : « On est dans un entre-deux. C’est toujours ce qu’il y a de pire. Il y a le choix entre un vrai statut, comme aux Etats-Unis, et le choix entre ne rien avoir. Le conjoint n’a pas d’existence officielle. Il ou elle peut être invité dans des dîners, et donc avoir un petit secrétariat pour gérer tout cela, mais n’a pas besoin d’avoir un cabinet, d’avoir un site Internet. »




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L’acte manqué de François Hollande

Un point de vue d’ailleurs partagé et étayé par nombre de journalistes et juristes, comme on peut le constater sur Twitter.





Le quotidien Libération a d’ailleurs préféré consacrer sa Une à la question, plutôt que sur la conférence de presse de François Hollande. Dans ses colonnes, on peut lire notamment, sous la plume de Matthieu Ecoiffier, une analyse intitulée « Pour une séparation du lit et de l’Etat », où le journaliste n’épargne pas le chef de l'Etat. Il y écrit ainsi : « De par son parcours politique et personnel, François Hollande était le plus à même de mettre un terme à cet anachronisme démocratique, cette survivance monarchique que les magazines people, ce n’est pas un hasard, excellent à chroniquer. Une occasion manquée. » Et que le Président de République risque, à l’avenir, de probablement regretter…

Une de Libération du 14 janvier 2014

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