#SiMonFilsEstGay : Twitter et les associations anti-homophobie vont s'expliquer

#SiMonFilsEstGay : Twitter et les associations anti-homophobie vont s'expliquer
#SiMonFilsEstGay : Twitter et les associations anti-homophobie vont s'expliquer
Alors que Twitter est de plus en plus régulièrement le terrain de jeu d'utilisateurs aux propos homophobes -le dernier exemple en date étant l'utilisation du hashtag #Simonfilsestgay-, les associations tirent la sonnette d'alarme. Le gouvernement est monté au créneau et annonce une rencontre prochaine avec les représentants de Twitter en France.
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C’est un « déferlement de propos homophobes » qui s’est abattu sur Twitter le week-end dernier. En plein débat sur le mariage pour tous, de nombreux utilisateurs du réseau social n’ont pas hésité à échanger des messages ouvertement discriminatoires en utilisant le hashtag (mot-clef) #Simonfilsestgay, rapidement classé dans les tendances les plus populaires du réseau. Des propos immédiatement condamnés par d’autres internautes et plus particulièrement par la classe politique, qui, comme Najat Vallaud-Belkacem, s’est indignée sur son compte Twitter de ces messages « inacceptables». Face à ce flot d’insultes en ligne, les associations sont également montées rapidement au créneau, et attendent désormais d’être soutenues par le gouvernement dans leur lutte contre l’homophobie sur Internet. Selon le cabinet de la ministre des Droits des femmes, les principales associations de lutte contre l'homophobie devraient ainsi rencontrer les représentants de Twitter en France le 7 janvier prochain.

Des propos homophobes passibles de six mois d'emprisonnement

« SOS homophobie a dénoncé les tweets homophobes, mais engager des poursuites nécessite des moyens humains et financiers que nous n'avons pas », explique au magazine Têtu sa présidente, Elizabeth Ronzier. « On a commencé à travailler sur l'homophobie sur Internet avec le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem », confie-t-elle par ailleurs. Dès le 24 décembre, Philippe Buisson et Marc Coatanéa, secrétaires nationaux du PS aux médias et aux questions de société, s’indignaient dans un communiqué de ces propos « choquants et odieux », qui « sont interdits par la loi ». « Nous demandons donc à Twitter de faire respecter la loi française sur son site », insistaient-ils. En effet, ce type de déclarations discriminatoires sont passibles en France de six mois d'emprisonnement et 22500 euros d'amende. La LGP Lyon (Lesbian and Gay Pride) fait savoir de son côté que les associations attendent « des actions des pouvoirs publics ». 

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