Une croissance limitée et un pouvoir d'achat en berne pour 2012

Une croissance limitée et un pouvoir d'achat en berne pour 2012
Une croissance limitée et un pouvoir d'achat en berne pour 2012
« Un déficit d'activité, avec une croissance qui est trop faible, un déficit du commerce extérieur et un déficit de crédibilité budgétaire ». Tel est le panorama de l’économie française dressé par le ministre de l'Economie Pierre Moscovici sur les ondes de France Info. Et pour cause, selon les prévisions de l’Insee, le pays connaîtra une croissance très limitée cette année, à 0,4 %.
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Une Europe « sous tension » et une France « peu dynamique ». C’est en substance la conclusion de la note de conjoncture publiée ce mercredi par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). L'Hexagone connaît « un déficit d'activité, avec une croissance qui est trop faible, un déficit du commerce extérieur et un déficit de crédibilité budgétaire », a ainsi confirmé Pierre Moscovici, le ministre de l'Économie, sur les ondes de France Info.

Tout juste publiés, les chiffres traduisent en effet les faiblesses françaises. Ainsi, selon les prévisions de l'Insee, l'économie devrait connaître une croissance limitée à 0,4 % en 2012, après 1,7 % l'an dernier, soit un peu moins que les 0,5 % escomptés par le gouvernement. Après un début d'année atone, la croissance repartirait un peu au second semestre.

Une situation qui n’est pas une bonne nouvelle pour la lutte contre le chômage, alors que le nombre de demandeurs d'emploi a connu en mai une nouvelle hausse record. « Le taux de chômage continuerait d'augmenter, même si la hausse sur l'année des différents contrats aidés contribuerait à freiner sa progression », explique Jean-François Ouvrard, responsable de la synthèse conjoncturelle à l'Insee. Si l’on en croît l’institut, le taux de chômage devrait passer de 9,3 % de la population active en France métropolitaine fin 2011 à 9,9 % au dernier trimestre 2012 (10,3 % en incluant les départements d'Outre-mer).

Autre point noir lié à cette conjoncture morose, la consommation des ménages n’est plus le moteur de la croissance hexagonale. Elle ne croîtrait que très légèrement d’ici à la fin de l’année, grâce à une baisse du taux d’épargne, évalué à 15,1 % en décembre 2012. Quant au pouvoir d’achat individuel des Français, affecté notamment par le ralentissement des revenus d'activité et la hausse des impôts, il chuterait de 1,2 % en 2012, enregistrant son plus fort recul depuis 1984. Plus globalement, le pouvoir d’achat devrait accuser une baisse de 0,6 %, alors qu'il avait augmenté de 0,5 % l'an dernier.

Crédit photo : Fuse

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