Relations libres, dépression assurée ?

Relations libres, dépression assurée ?
Relations libres, dépression assurée ?
Relations sans engagements, « plan cul » et autres statuts amoureux flous peuvent nuire au moral. Une étude menée auprès de jeunes adultes américains a mis en évidence un lien entre relations sexuelles libres et dépression et anxiété, et ce chez l'homme comme chez la femme. Multiplier les conquêtes et coucher à droite à gauche serait-il synonyme de déprime ?
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Vous entendez régulièrement « on se voit de temps en temps » et autres « on n’est pas prêts à se caser vraiment » dans la bouche de vos amis ? Attention : ces statuts amoureux flous, relations sexuelles sans lendemain et « plans cul » ne sont pas la clé du bonheur, au contraire. Ils pourraient même mener à la dépression et générer de l’anxiété, d’après une étude réalisée auprès d’étudiants américains.

Un lien établi entre sexe libre et dépression

L’étude, nommée « Risky Business : Is There an Association between Casual Sex and Mental Health among Emerging Adults ? » établit un lien entre les relations sexuelles libres d’engagements et la santé mentale des jeunes adultes. Pour les besoins de cette étude, la première du genre, plus de 3 900 étudiants ont donc été interrogés à travers les États-Unis, notamment à propos de leur vie sexuelle et amoureuse et de leur bien-être au quotidien.

Les sondés qui avaient des relations avec des personnes qu’ils connaissaient depuis moins d’une semaine – définition d’une relation libre selon les experts – avaient plus de risques de souffrir de détresse psychologique que les autres. En moyenne, 11% des étudiants avaient eu ce genre de relation durant les mois précédents.

Promouvoir un développement sexuel positif

Selon Melina Bersamin, de l’Université d’État de Californie, hommes comme femmes sont enclins à avoir des problèmes psychologiques liés à leurs types de relations. « Les résultats suggèrent que parmi les étudiants d’université hétérosexuels, les relations libres ne sont pas associées au bien-être, mais plutôt à la détresse psychologique », explique-t-elle.

À la suite de cette étude, publiée dans The Journal of Sex Research, les auteurs souhaitent promouvoir un développement sexuel positif chez les étudiants afin qu’ils ne subissent pas les effets psychologiques négatifs du sexe avec des étrangers.

Victoria Houssay


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