9 femmes atteintes d'endométriose sur 10 ont mal pendant l'amour

9 femmes atteintes d'endométriose sur 10 ont mal pendant l'amour
9 femmes atteintes d'endométriose sur 10 ont mal pendant l'amour
Une étude d'EndoFrance révèle le rapport des femmes atteintes d'endométriose à leur sexualité. Et le constat est glaçant : près de 9 concernées sur 10 souffret de dyspareunie (des douleurs pendant l'amour).
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Au-delà des symptômes physiques, l'endométriose impacte différents aspects de la vie quotidienne. Une nouvelle enquête menée par EndoFrance et la plateforme de santé sexuelle My S Life, qui s'intéresse à la vie affective et sexuelle des femmes concernées par la condition, le démontre fermement. Voici les résultats éloquents.

Sexualité, relations et estime de soi

Ainsi, sur les 384 femmes âgées de 18 à 55 ans interrogées, 88 % disent souffrir de dyspareunie (douleurs pendant les rapports) et plus d'1 sur 2 en vient à redouter le rapport, observe EndoFrance. Mais ce n'est pas tout. 84,6 % témoignent également d'un impact direct sur leurs relations sentimentales et amoureuses.

Autres conséquences : dans 78 % des cas, l'endométriose réduit l'estime qu'une patiente a d'elle-même, ainsi que l'appréciation de son corps. Des chiffres à ne pas ignorer, qui justifient encore davantage la nécessaire prise en charge médicale. Une participante sur 2 a par ailleurs confié ne pas avoir été questionnée sur sa sexualité par le personnel soignant qui la suit.

Les raisons évoquées : une minimisation de la maladie ou encore une forme de désarroi.

"La prise en charge de la maladie est encore insuffisante"

"A travers cette étude, nous avons voulu mettre en lumière les difficultés que rencontrent les femmes atteintes d'endométriose dans leur vie intime et leur sexualité", développe Juliette Maura, fondatrice de My S Life. "C'est souvent un des aspects de la maladie qui est peu connu et qui pourtant impacte fortement la vie des femmes".

Pour Yasmine Candau, présidente d'EndoFrance, la conclusion du rapport est évidente : "la prise en charge de la maladie est encore insuffisante en France", constate-t-elle. "Trop de personnes atteintes restent isolées, en particulier sur un sujet aussi intime que la sexualité".

Et de marteler : "Non seulement, le sujet doit être abordé par l'équipe soignante, mais des solutions claires doivent être proposées aux patientes : la kinésithérapie, l'ostéopathie, l'intervention d'une sage-femme formée en pelvi-perinéologie, ou encore le recours à un sexologue peuvent réellement aider les femmes. Là encore, des progrès restent à faire, notamment au niveau de la formation du corps médical". A bon entendeur.