Au Japon, c'est une patrouille de chiens qui veille sur les enfants

Au Japon, c'est une patrouille de chiens qui veille sur les enfants.
Au Japon, c'est une patrouille de chiens qui veille sur les enfants.
Wan Wan. Comprendre, "Waf Waf" en japonais. C'est le nom de la (très fournie) patrouille de chiens chargée de veiller sur les enfants au Japon (mais pas que). Une info qu'on croirait sortie d'un dessin animé, mais non, c'est réel. Dans ses rangs, 150 toutous intrépides.
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De Bolivar, le Saint-Bernard de l'univers Disney, à la fidèle Lassie, force est de constater que la pop culture ne manque pas de chiens héroïques. Mais dans la vraie vie aussi, nos amis à poils se démarquent par leur bravoure et leur humanité. C'est ce que démontre une insolite news tout droit venue du Japon.

Dans l'Empire du Soleil levant, nous apprend l'AFP, s'organise une patrouille sobrement intitulée "Wan-Wan". Traduction ? "Waf Waf". Comme le nom l'indique, ce squad pas comme les autres est composé de pas moins de 150 chiens, excusez du peu. L'objectif de tous ces toutous de races diverses ? Veiller sur la sécurité des enfants, notamment durant leur retour de l'école, mais aussi sur celle des populations environnantes.

Une mission à la fois terriblement "kawai" (mignon) et solidaire donc. Leurs maîtres ont été volontaires pour prêter les chiens à cet effet. Promenés dans les rues de Tokyo, les animaux de compagnie s'assurent ainsi de consolider les liens qui unissent le voisinage, activité des plus essentielles s'il en est après une longue année de pandémie et de confinements. On aime.

Derrière le chien, l'humain

Comme l'indique encore l'AFP, ce genre de "patrouille" n'est pas rare au Japon. Il s'agit là d'un service citoyen naturel, participant à la vie de quartier. Sont notamment prises en considération les personnes les plus vulnérables des grandes villes. "C'est amusant de se promener avec les chiens mais je sens aussi qu'ils me protègent", raconte en ce sens au média Yurika Igarashi, jeune enfant de 12 ans, qui a pour habitude de traverser Tokyo.

Les chiens constituant cette communauté se distinguent par un signe caractéristique : leur écharpe verte. Leurs maîtres sont en majorité des parents d'élèves ou d'anciens parents d'élèves. Des figures anonymes au service d'un meilleur vivre-ensemble, placé sous le signe du caniche - mais pas seulement. Derrière le chien, c'est bien souvent la détresse de l'humain qui s'esquisse, et les enjeux rencontrés dépassent de loin les frontières du Japon.

Exemple ? L'AFP relaie ce témoignage d'une voisine, Mme Shimizu : "Un jour, un membre de la patrouille a découvert une personne âgée qui était décédée seule chez elle, en s'apercevant que la lumière était toujours allumée un matin". Principalement touchées par la pandémie de coronavirus, mais aussi par bien des problématiques sociales, les personnes âgées bénéficient également de cette bienveillance canine.

Et dans le regard des chiens, comme bien souvent, ce sont les besoins, les craintes et l'idéalisme de l'homme, mais aussi son ultra-moderne solitude, qui se dévoilent.