Société
40 degrés le matin : Les femmes souffrent davantage de la crise climatique, c’est prouvé
Publié le 19 août 2026 à 10:51
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L’été a commencé fort, trop fort. Des pics à quasi 40 degrés en plein mai, des périodes type ascenseur émotionnel où la canicule côtoie les averses et les chutes de température. Et les femmes sont les premières victimes de ces dérèglements qui sentent bon la fin du monde.
Les femmes souffrent davantage de la crise climatique, c’est prouvé
Les femmes souffrent davantage de la crise climatique, c’est prouvé L’été a commencé fort, trop fort. Des pics à quasi 40 degrés en plein mai, des périodes type ascenseur émotionnel où la canicule côtoie les averses et les chutes de température. Et les femmes sont les premières victimes de ces dérèglements qui sentent bon la fin du monde. Plus de migraines, de malaises, un rythme cardiaque qui part en vrille. Non seulement les femmes sont plus victimes de la canicule… Mais elles sont les premières à succomber aux énormes catastrophes causées par ce dérèglement ! Les femmes âgées par exemple transpirent moins que leurs équivalents masculins. Et sont soumises à une plus forte tension cardiovasculaire. Plus sujettes au stress. Le scientifique danois Hein Daanen l'a passé au crible : les octogénaires ont 15% de plus de risques de mourir d'une vague de canicule que les hommes du même âge. C'est ce que relate une enquête du Guardian, le journal britannique de renom.

Le dérèglement climatique inquiète plus que jamais.

Et s’il nous concerne tous, les femmes en sont les premières victimes. Les femmes souffrent davantage de la crise climatique, c’est prouvé par les études scientifiques, oui oui. Et on l'explique de bien des manières. 

Les femmes âgées par exemple transpirent moins que leurs équivalents masculins. Et sont soumises à une plus forte tension cardiovasculaire. Plus sujettes au stress. Le scientifique danois Hein Daanen l'a passé au crible : les octogénaires ont 15% de plus de risques de mourir d'une vague de canicule que les hommes du même âge. C'est ce que relate une enquête du Guardian, le journal britannique de renom.

Et ce n'est pas la seule enquête à ce sujet...

Comment la crise climatique fait du mal aux femmes (beaucoup)

En période caniculaire, quand le thermomètre s’affole, la femme redevient… Un corps. 

Dans l’œil du cyclone, scruté, pointé du doigt - le taux de harcèlement de rue s’intensifie. Et puis ce corps féminin, surtout, est bouleversé intérieurement, jusqu’aux tripes. Plus de migraines, de malaises, un rythme cardiaque qui part en vrille. Non seulement les femmes sont plus victimes de la canicule… Mais elles sont les premières à succomber aux énormes catastrophes causées par ce dérèglement ! 

Shérazade Zaiter, autrice de Le Grand Déplacement : l’exode climatique, le détaille à The Conversation, en réunissant sous un même motif plusieurs catastrophes : “En 1991, au Bangladesh, un cyclone suivi d’inondations a causé la mort de 140 000  personnes. 90 % étaient des femmes. En 2010, l’Unicef rapportait qu’au Pakistan, des inondations avaient affecté 18 millions d’habitants. 70 % étaient des femmes et des enfants.

Pourquoi ? A cause du patriarcat, tout simplement. Intimement lié à l’état de notre planète. Raphaël Gerson, Conseiller scientifique, l'énonce d'ailleurs à l'unisson à Radio France. En ces mots : "Les femmes représentent 70 % des populations les plus pauvres dans le monde et sont donc les plus vulnérables face à la crise écologique

Raphaël Gerson, toujours, poursuit sur le même ton : “Elles ont moins de moyens (leurs salaires sont inférieurs à ceux des hommes, leurs carrières souvent interrompues ) donc un moins bon accès aux soins. En France, lors de la canicule de 2003, la mortalité chez les femmes a été 15 % supérieure à celle des hommes…”

Mais ce n'est pas tout. Loin de là. 

"A chaque catastrophe, plus de violences envers les femmes"

Le dérèglement climatique cause aussi une augmentation des violences faites aux femmes, oui oui. Comme lors des pandémies mondiales. Kim R. van Daalen, épidémiologiste environnementale à l'Université de Cambridge, a étudié le pourquoi de cette "take" des plus "touchy". Et ce qu'elle relate est passionnant, autant que profondément édifiant.

Voici ce qu'énonce la spécialiste : "Une augmentation de la violence liée au genre est observée lors de catastrophes naturelles, car celles-ci exacerbent l'instabilité socio-économique, les inégalités structurelles de pouvoir, l'inaccessibilité des soins, les défaillances en matière de sécurité, l'augmentation du stress" 

Le climat met le monde en alerte et donc : renforce des inégalités qui existent déjà. Un constat qui encore une fois nous rappelle l’importance de l’écoféminisme, cette lutte intersectionnelle qui combine le respect de la planète et celui des femmes. 

C'est en tout cas là la conclusion intime et politique de femmes engagées, le collectif écoféministe Les Engraineuses, à Terrafemina : “Le patriarcat s'inscrit dans un système capitaliste de domination de la nature, depuis l'industrialisation au 19e siècle. On a transformé la nature dans une société construite par les hommes. Il faut repenser ce rapport à la nature d’urgence pour la préserver”.

L'avenir du monde, ou de ce qu'il en restera, appartiendrait il aux femmes ? En tout cas, l'égalité des genres passera bien par la lutte climatique.

Par Clément Arbrun | Journaliste
Passionné par les sujets de société et la culture, Clément Arbrun est journaliste pour le site Terrafemina depuis 2019.
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