Oscars 2014 : Julie Delpy est en colère contre Hollywood

Oscars 2014 : Julie Delpy est en colère contre Hollywood
Oscars 2014 : Julie Delpy est en colère contre Hollywood
Dans cette photo : Julie Delpy
Julie Delpy n'est pas contente. Alors qu'elle était nommée aux Oscars dans la catégorie « meilleur scénario adapté » pour « Before Midnight », la frenchy a dit tout le mal qu'elle pensait de l'Académie des Oscars et n'a pas hésité à tacler méchamment Hollywood, à qui elle reproche de réaliser des films « de merde ».
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Ambiance à Hollywood. Alors qu'était célébrée cette nuit au Dolby Theater la 86e cérémonie des Oscars, grand-messe annuelle du cinéma américain, Julie Delpy n'était visiblement pas d'humeur à fêter l'évènement.

La comédienne française, pourtant nommée dans la catégorie « Meilleur scénario adapté » pour Before Midnight de Richard Linklater et présente sur le tapis rouge, semblait particulièrement remontée contre l'industrie du cinéma américain il y a encore quelques jours. Dans un entretien accordé au magazine britannique So Film paru cette semaine, Julie Delpy n'hésite pas à dire tout le mal qu'elle pense de l'Académie des Oscars.

Ni vénérable, ni prestigieuse, l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences est au contraire perçue par Julie Delpy comme une réunion de vieux messieurs très riches et corrompus, à la botte des majors. « Le problème avec certains festivals, c'est que les personnes qui les dirigent se tournent toujours vers les mêmes gens. Ils choisissent leurs amis, même si leur film est merdique. C'est ce qui me dérange le plus », explique l'actrice et réalisatrice. « C'est la même chose pour les Oscars, poursuit-elle. À 90%, ce sont des hommes blancs de plus de 70 ans qui ont besoin d'argent parce qu'ils n'ont rien fait depuis un moment. Vous n'avez qu'à leur donner deux ou trois cadeaux et ils sont dans votre proche », poursuit-elle.

D'ailleurs, note la réalisatrice de Two days in Paris et du Skylab, c'est toute l'industrie du cinéma américain qui est corrompue : « Je pense que les gens comme Harvey Weinstein [l'un des principaux producteurs à Hollywood, ndlr] aiment le cinéma, mais ils aiment aussi prendre un film et lui donner une valeur ajoutée, avant de tuer tout ce qui a été laissé derrière. Ce comportement a beaucoup à voir avec les Oscars. »

Reste, pour Julie Delpy, le cinéma indépendant américain, largement sous-estimé à Hollywood, au profit d'œuvres plus rentables mais de bien moindre qualité. « Dans les années 90, il y avait de vrais films indépendants, mais ils ont été peu à peu écrasés par les majors », juge-t-elle, avant de donner le coup de grâce : « À chaque fois que j'ai fait partie du courant dominant à Hollywood, ça a été de la merde. Et soyons honnêtes, 90% des films réalisés à Hollywood sont de la merde. Il en reste 10% de bons, mais c'est souvent qu'ils ne sont pas entièrement sous contrôle d'Hollywood. » Reste à savoir quels films, de Dallas Buyers Club, Gravity et 12 Years a Slave, les grands gagnants d'hier soir, Julie Delpy range dans cette catégorie.

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