"Welcome to New York" : des pressions pour empêcher la sortie du film sur DSK

"Welcome to New York" : des pressions pour empêcher la sortie du film sur DSK
"Welcome to New York" : des pressions pour empêcher la sortie du film sur DSK
Dans cette photo : Abel Ferrara
Quelques jours avant la sortie sur Internet de « Welcome to New York », le long-métrage réalisé par Abel Ferrara à partir de l’affaire du Sofitel, le producteur Vincent Maraval a dénoncé les pressions multiples autour de ce film.
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Welcome to New York, le film d’Abel Ferrara avec Gérard Depardieu, qui retrace l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn en mai 2011 à New York, sort samedi 17 mai en VOD uniquement. Bien qu’absent de la sélection officielle du Festival de Cannes, ce film au parfum de soufre bénéficie d’une importante campagne de promotion orchestrée par Wild Bunch, la société qui le produit.

Interviewé par le Journal du Dimanche, Vincent Maraval, l’un des dirigeants de Wild Bunch, est revenu sur les pressions qu’il a subi de tous côtés afin que le film ne se fasse pas. « Je viens d'apprendre qu' UGC essaie d'empêcher la sortie du film sur ses écrans en Belgique en faisant pression sur ses exploitants. Deux partenaires médias importants nous demandent de retirer leur logo sur l'affiche. Ça me sidère ». Et le producteur de rappeler le refus de toutes les chaînes de télévision françaises de financer Welcome to New York.

« En France, on n'arrive pas à parler de notre histoire présente »

« Je ne suis pas adepte de la théorie du complot. Mais là, les faits parlent pour moi et illustrent, à l'instar de ce que nous subissons depuis trois ans, les relations incestueuses qu'entretiennent dans ce pays les élites, les politiques, les médias. A tous les échelons on pratique l'autocensure, c'est pitoyable », dénonce-t-il.

Et Vincent Maraval d’ajouter : « N'importe où dans le monde, on peut faire des films comme Le Caïman de Nanni Moretti sur Berlusconi ou Fahrenheit 9/11 sur George Bush [...]. En France, on n'arrive pas à parler de notre histoire présente ».