#UnBonJuif : pourquoi Twitter n’a pas supprimé les tweets antisémites ?

#UnBonJuif : pourquoi Twitter n’a pas supprimé les tweets antisémites ?
#UnBonJuif : pourquoi Twitter n’a pas supprimé les tweets antisémites ?
Plusieurs jours après la multiplication sur Twitter de messages antisémites précédés du hashtag #UnBonJuif, le réseau social ne s'est toujours pas résolu à les supprimer, signalant qu'il est un « fournisseur de contenu et non un modérateur ». L'Union des étudiants juifs de France, qui avait exigé le retrait d'une trentaine de tweets et pensait l'avoir obtenu, envisage de porter l'affaire devant les tribunaux.
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Le 10 octobre dernier, le hashtag #UnBonJuif se répandait comme une traînée de poudre sur Twitter, ouvrant la porte à des propos plus antisémites les uns que les autres et suscitant l’ire d’associations religieuses notamment. Et alors que l’Union des étudiants juifs de France (UEFJ) avait affirmé vendredi avoir obtenu du réseau le retrait d’une trentaine de messages incriminés, ces derniers seraient toujours présents sur le site de micro-blogging.

Lundi, l’avocat de l’association, maître Stéphane Lilti, a en effet indiqué être toujours dans l’attente de la « suppression ou du déréférencement dans les jours ou les heures qui viennent » des tweets antisémites. Et d’ajouter : « Nous avons envoyé une nouvelle liste d’une cinquantaine de tweets utilisant un nouveau mot clé #UnJuifMort, surenchère du premier mot-clé ».

Aucun accord formalisé

Concédant qu’aucun accord avec Twitter n’avait pour l’heure été « formalisé », l’UEFJ a toutefois fait part de son inquiétude face à la non-réactivité des responsables du réseau social. « Twitter  n’a pas changé d’état d’esprit depuis la conversation que j’ai eue avec leur avocate vendredi », regrette Maître Lilti, qui se réserve la possibilité, au nom de son client, de porter l’affaire devant les tribunaux.

De son côté, la firme californienne se borne à rappeler qu’elle est un fournisseur de contenu et non un médiateur. D’ailleurs, sur sa plate-forme d’aide aux utilisateurs, elle précise : « Nous ne surveillons pas activement le contenu des utilisateurs et nous ne censurons pas le contenu d'utilisateurs ».

Pour autant, l’affaire pourrait ne pas en rester là, d’autant qu’après le hashtag #UnBonJuif, différentes déclinaisons sont apparues : #UnBonNoir, #AGoodJew ou encore #UnBonFlic. Face à ces dérives, la garde des Sceaux, Christiane Taubira a pris position, rappelant, la semaine dernière, que « les messages à connotation raciste ou antisémite » qui se multiplient sur les réseaux sociaux étaient « punis par la loi » française.

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