Le Vanity Fair français ce mercredi en kiosques

Le Vanity Fair français ce mercredi en kiosques
Le Vanity Fair français ce mercredi en kiosques
Dans cette photo : Michel Denisot
La version française de Vanity Fair, le célèbre magazine américain qui fête ses 100 ans cette année, débarque aujourd'hui dans les kiosques. Mêlant glamour et enquête, le titre dont la rédaction est dirigée par Michel Denisot entend tout à la fois « informer, révéler et divertir ».
A lire aussi


Avec l’ambition « d’informer, révéler et divertir », la déclinaison française du Vanity Fair, le célèbre magazine américain, débarque aujourd’hui dans les kiosques. Refusant les qualificatifs de « magazine féminin » ou de « magazine de mode »,  la rédactrice en chef, Anne Boulay, préfère dire que Vanity Fair « s’adresse aux femmes ». Et d’ajouter : « Tous les sujets sont des prétextes à raconter des histoires avec des mots et des images. »

Ainsi, le mensuel reprend les codes de son grand frère US, alliant enquête, reportages et glamour; et proposant « des papiers longs et des histoires personnelles à portée universelle »,  comme l’a expliqué à l’AFP Xavier Romatet, PDG de Condé Nast France, éditeur du titre. Pour autant, il proposera chaque mois un contenu totalement inédit. Pour ce premier numéro, « seule une photo de l’édition américaine est reprise », a d’ailleurs fait savoir Michel Denisot, le directeur de la rédaction, assurant que les numéros suivants ne contiendraient jamais plus de 20 % d’articles ou de photos issus de l’édition outre-Atlantique.

Un numéro de lancement de 268 pages à deux euros

Trois grandes rubriques ouvrent le magazine qui vise principalement une clientèle de « fashionistas cultivées », urbaines, âgées de 35 et plus. « "Fanfare"  qui traite de culture, mais « sans critique ni étoile », suit "Fumoir" qui évoquera des polémiques élégantes servies par de l’illustration et "Vanity Case" autour de la mode et de la création sans le diktat consumériste », a détaillé la rédactrice en chef.  Et pour ce numéro de lancement de 268 pages (dont 93 pages de publicités), c’est l’actrice Scarlett Johansson qui pose en Une. À l’intérieur, le magazine propose de longues rencontres avec l’homme d’affaires Lakshmi Mittal ou le majordome des Bettencourt, auteur des enregistrements pirates, des exclusivités sur Brad Pitt, par le philosophe Alain Badiou, et des papiers signés par deux Goncourt, Jean-Jacques Schuhl sur Andy Warhol, et Atiq Rahimi sur Marguerite Duras. Tiré à 400 000 exemplaires, il est vendu au prix spécial de deux euros (3,95 euros pour les suivants), avec un objectif de vente de 85 000 numéros d’ici la fin de l’année et 100 000 à terme.

À noter que parallèlement au magazine papier, Vanity Fair sera également présent sur le Web par le biais d’un site Internet gratuit qui sera « le quotidien du mensuel, mais ne reprendra pas les contenus intégraux du magazine tant qu'il sera en vente », a précisé Anne Boulay. Quelque 500 000 visiteurs uniques mensuels y sont attendus. Vendu à 1,25 million d’exemplaires aux États-Unis, Vanity Fair y fête cette année son siècle d’existence. Le magazine est également décliné au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie, dans une version hebdomadaire, où il est vendu à 250 000 exemplaires. Une déclinaison qui est d’ailleurs le titre le plus rentable de l'empire Condé Nast.

VOIR AUSSI

Crise de la presse : les journaux papier condamnés à disparaître ?
Huffington Post Français : Entretien avec Arianna Huffington
Audrey Pulvar veut plus de femmes noires en couverture des magazines
Presse ethnique : Quand les magazines féminins parlent aux « Blacks », « Beurs » et métissées