Une ex-stagiaire de "Vogue" raconte son quotidien digne du "Diable s'habille en Prada"

Une ex-stagiaire de "Vogue" raconte son quotidien digne du "Diable s'habille en Prada"
Une ex-stagiaire de "Vogue" raconte son quotidien digne du "Diable s'habille en Prada"
Dans cette photo : Anna Wintour
Chez Vogue, il semble bien que la réalité rattrape la fiction. Dans la veine du best-seller « Le diable s'habille en Prada » de Lauren Weisberger, les médias anglo-saxons font leurs choux gras des confessions peu amènes d'une ex-stagiaire de l'illustre magazine de mode.
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Conde Nast, le mastodonte de la presse américaine, a annoncé sa décision de mettre fin à son programme de stages au sein de ses différents magazines. En cause, des démêlés judiciaires avec d’anciens stagiaires. Lauren Ballinger et Matthew Leib, qui ont collaboré entre 2009 et 2010 pour les revues W et The New Yorker, ont en effet déposé une plainte contre leur ancien employeur, lui reprochant d’avoir été exploités et sous-payés.

Ton univers impitoyable

Le magazine Vogue essuie également des critiques d’une ancienne stagiaire au sujet des conditions de travail. Dans une interview au New York Post, Lisa, 22 ans, lève le voile sur cet univers, qui n’est pas sans rappeler Le diable s’habille en Prada. Elle y explique qu’elle se sentait « rabaissée » par ses patrons au sein du prestigieux magazine et qu’elle « passait ses journées, de 8h à 20H, à faire des courses et à aller chercher des repas pour les autres ».

Grondée pour un morceau de scotch

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? Les critiques qu’elle a dû essuyer pour ne pas voir placé du scotch sur des moodboards correctement. « Si le scotch dépassait un peu ou s’il y avait une légère bosse ou s’il n’était pas disposé comme souhaité, j’avais des ennuis. », déclare-t-elle. Et la jeune femme d’ajouter : « Les stages chez Vogue sont si convoités. C’est la crème de la crème. Mais ce fut le pire stage que j’aie jamais fait. Je n’ai rien appris en ce qui concerne la partie éditoriale et je n’en ai rien retiré de cette expérience. Je m’endormais en pleurant au moins trois fois par semaine, et ce n’était pas parce que je n’étais pas assez aguerrie. »

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