Gap défend avec brio son mannequin sikh victime d'attaques racistes

Gap défend avec brio son mannequin sikh victime d'attaques racistes
Gap défend avec brio son mannequin sikh victime d'attaques racistes
Les réseaux sociaux sont souvent le point de départ de « bad buzz» pour les marques. Mais ils permettent aussi à ces dernières de prendre position pour des causes qui leur sont chères. La chaîne américaine de vêtements Gap l'a prouvé en soutenant l'un de ses modèles victime d’attaques racistes.
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Si les réseaux sociaux sont souvent le théâtre de dérives en tous genres, ils permettent aussi de véhiculer des messages positifs. Et c'est dans ce cadre que la marque américaine Gap y a eu recours récemment, en prenant la défense d'un de ses mannequins victime d'un tag raciste.

Le 24 novembre dernier, alors qu'il est dans le métro new-yorkais, Arsalan Iftikhar, journaliste américain fondateur du site themuslimguy.com tombe sur une affiche publicitaire de la marque de vêtements sur laquelle une jeune femme pose aux côtés de de l'acteur et créateur de bijoux Waris Ahluwalia. De confession sikhe, cet Indien-Américain porte un turban sur le cliché. Mais, un usager indélicat du métro a jugé judicieux de détourner le slogan original « Make Love (Faites l'amour, ndlr.)» pour y écrire « Make Bombs (Faites des bombes, ndlr.) » et d'y ajouter l'inscription « Please, stop driving taxis (S'il vous plaît arrêtez de conduire des taxis, ndrl) ».

Depuis le 11 septembre, les attaques racistes contre les sikhs se sont multipliées

Depuis les attentats du 11 septembre, les sikhs sont régulièrement la cibles d'attaques racistes aux États-Unis, certains assimilant leur turban et leur barbe à des symboles terroristes. Quoi qu'il en soit, ces inscriptions insultantes ayant déclenché la colère d'Arsalan Iftikhar, ce dernier a immédiatement posté cette photo sur Twitter, en prenant soin d'interpeller Gap au passage. Au Huffington Post américain, il a expliqué avoir voulu montrer « comment les Brown people (les minorités issues du Moyen-Orient notamment, ndlr.) sont encore considérées aux États-Unis aujourd'hui ».


Et contre toute attente, dès le lendemain, la marque de vêtement se saisissait de l'affaire, demandant au journaliste, via son compte Twitter suivi par plus de 310 000 abonnés, de lui communiquer l'endroit exact où cette affiche avait été vandalisée.


Mieux encore, en signe de soutien à son modèle, Gap a changé sa photo de profil pour y mettre l'affiche en question. Une prise de position saluée par les internautes et plus particulièrement par la communauté sikhe qui a créé une page de remerciement dédiée sur Facebook.

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