Les Marseillaises ont leur réseau

Les Marseillaises ont leur réseau
Les Marseillaises ont leur réseau
Le 26 juin dernier, plus de 200 personnes se sont retrouvées près du Vieux Port à Marseille pour le vernissage de l’exposition « La marseillaise, les Marseillaises ». Bluffées par les portraits de femmes saisissants du photographe Philippe Echaroux, les nouvelles (et nouveaux) membres du club Terrafemina Marseille ont commencé leur travail de networking. Un réseau est né et il a déjà tout d’un grand…
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Danièle Prieur n’avait pas anticipé le succès de sa soirée de lancement. Volontaire de la première heure pour prendre la tête du club Terrafemina Marseille, cette avocate ultra-qualifiée et reconnue au barreau de Marseille s’est démenée pour donner à ce premier rendez-vous officiel les couleurs et la forme du réseau qu’elle imagine.

C’est autour de l’exposition de photos « La Marseillaise, les marseillaises » que les invités, jeunes membres du Club Terrafemina Marseille, pilotes du réseau, partenaires, curieux et curieuses ont fait connaissance. Au Pavillon M, l’accrochage de Philippe Echaroux n’a laissé personne indifférent : une quinzaine de visages féminins comme pris sur le vif, avec des rides, des grimaces et des sourires transparents, incarnant la diversité des origines qui caractérise la Cité Phocéenne. (Voir Diaporama)

Un réseau ouvert à toutes, et à tous...

Il faut dire que Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, trombe à pic pour inaugurer un réseau de femmes porteuses d’idées et de projets pour leur ville : « Marseille est en pleine métamorphose, déclare Caroline Pozmentier, adjointe au maire et membre du club, elle sort de ses frontières et c’est bien ce que dit le nom de « Terrafemina ». Toutes les femmes engagées peuvent se reconnaître dans ce club ». Les hommes y compris, appartenir à un réseau de femmes ne signifie plus en effet se contenter de l'entre-soi féminin, mais d'intégrer les hommes à la démarche. Dans un discours inaugural plus chaleureux que solennel, Danièle Prieur répond d’emblée à la question que toute la salle se pose : pourquoi ce réseau ?  « Notre objectif est de fédérer des femmes d’influence et porteuses de projets afin de construire une dynamique féminine positive à Marseille, et d’apporter notre contribution aux projets de la ville ».

Soutien est partenaire convaincu du club, le Président du Directoire de la Société marseillaise de crédit, Emmanuel Barthélémy, accueillera au siège du groupe un premier dîner-débat au mois de novembre. Pour lui, ce type d’engagement relève de la responsabilité d’un acteur économique régional, qui plus est sensibilisé à la question de l’égalité hommes-femmes, et déjà sponsor du prix des « Femmes de l’Economie » en PACA.

« Une réflexion entre femmes pour progresser »

Ne leur demandez si elles ont l’intention d’aller rejouer les batailles de suffragettes dans les ruelles de Marseille. Pour Caroline Pozmentier c’est très clair, « on n’est pas là pour parler égalité à tout prix, mais pour échanger sur les engagements des unes et des autres et de leurs parcours ». Sans arrière-pensée politique et à titre personnel, l’adjointe au maire espère en effet mettre à profit le club pour exhumer les parcours de Marseillaises exceptionnelles, révélant le brassage et la mixité de la ville. » En quelque sorte, les femmes servent ici de biais pour « revenir aux valeurs du territoire : solidarité, ouverture, et action ! » Le club doit jouer selon elle le rôle de « tête fédératrice » pour toutes les forces vives féminines isolées qui veulent porter des projets innovants.

Même engouement pour Valérie Roché-Melin, membre de l’équipe pilote du club et secrétaire générale du fonds PACA investissement, qui a été séduite par la philosophie du réseau : «  je ne faisais partie d’aucun club ou réseau féminin avant, mais j’aime l’idée de remettre les mots solidarité et bienveillance au cœur d’une réflexion sur notre vie professionnelle. » Cette femme du monde de la finance espère nouer des liens avec des écoles d’ingénieurs et des écoles de commerce pour sensibiliser les étudiantes au sujet du plafond de verre, « une réalité qui vous tombe dessus », commente-t-elle, « dans un secteur comme la finance, quand on est une jeune femme on a du mal à se sentir crédible. C’est après 40 ans que les choses se débloquent ».

Chef d’entreprise, Caroline Baron se sent elle aussi concernée par une réflexion entre femmes pour progresser et faire progresser sa société, c’est pourquoi elle a décidé de soutenir le club en tant que sponsor. Directrice des boutiques de mode Pom, elle emploie 10 femmes dont 6 sont des mères célibataires, « d’une certaine façon je me sens responsable d’elles », confie la patronne, elle-même mère de famille (un peu) débordée... Elle trouve que les hommes ont un peu trop souvent le monopole de la parole, et a hâte de s’exprimer sur de nouveaux sujets et de découvrir les histoires et parcours des autres.

Le noyau dur du club Terrafemina Marseille compte à ce jour près d'une centaine de femmes. Pour rejoindre le club, c’est ici : Groupe Marseille

Remerciements chaleureux à nos partenaires : La Société Marseillaise de Crédit, les vins Orgamic, GAS Bijoux, Aramine, Balle de Match, les boutiques Pom, Kadence communication, Kalypto, EDF, Deveum, Les nouvelles publications, Deloitte, Idp, PWC, La Cour du Palais.


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