Salon : les micro-entreprises se portent bien

Salon : les micro-entreprises se portent bien
Salon : les micro-entreprises se portent bien
Du 11 au 13 octobre a lieu le salon des micro-entreprises au Palais des Congrès de Paris. Pour cette 13e édition placée sous le signe de « la réussite entrepreneuriale », plus de 200 conférences sont organisées. Au programme : solutions dédiées aux auto-entrepreneurs, point sur les réseaux sociaux ou encore décryptage des tendances du secteur. 3 questions à Alain Bosetti, directeur du salon.
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Terrafemina : Comment définissez-vous le salon des micro-entreprises ?

Alain Bosetti : Ce salon a été créé en 1999 et est destiné aux dirigeants des petites entreprises de moins de 20 salariés ainsi qu’aux auto-entrepreneurs. L’idée est de trouver en un seul lieu des solutions pour créer et développer son entreprise. Les exposants sont les acteurs qui ont des services à proposer aux micro-entreprises : banques, institutionnels, associations et réseaux d’accompagnement, fournisseurs… Nous mettons en place par ailleurs un programme de conférences, avec des sujets aussi variés que le portage salarial, la reconversion professionnelle ou comment fixer son prix de vente. Nous proposons également des ateliers interactifs comme le crashtest, qui permet à des porteurs de projet de présenter leur jeune entreprise devant deux professionnels qui leur apportent un feedback rapide. Autre nouveauté : le Pitch campus, une formation pour apprendre aux entrepreneurs à présenter rapidement et efficacement leur activité.

TF : Comment se porte le secteur de la très petite entreprise ? La crise a-t-elle ébranlé les micro-sociétés ?

A. B. : Selon moi la crise a eu un impact important que l’on ne peut nier, mais les très petites entreprises ont une flexibilité et une réactivité qui leur a permis d’y résister. Ces entrepreneurs, qui font montre d’une grande créativité peuvent vite se réinventer et évoluer en fonction du marché. Il faut savoir que 55% des entrepreneurs n’ont pas de salariés : ils sont donc en prise directe avec le marché et savent s’y adapter rapidement. En règle générale, on observe par ailleurs que 97% des entreprises en France comptent moins de 20 salariés. Le nombre annuel de créations d’entreprise est passé de 216 000 en 2000 à 622 000 en 2010. Le statut d’auto-entrepreneur a été pour beaucoup dans cette hausse spectaculaire. Ces chiffres prouvent un dynamisme de l’entrepreneuriat en France qui ne se dément pas depuis dix ans.

TF : Quelles tendances observez-vous chez les micro-entrepreneurs ?

A.B. : L’utilisation croissante par les entrepreneurs des réseaux sociaux pour se faire connaître et développer leur activité est une tendance lourde depuis 2011. Twitter et Facebook ne sont pas réservés aux grandes structures, et les TPE l’ont compris. Elles sont ainsi de plus en plus nombreuses à utiliser les réseaux sociaux pour leurs volets communication, événementiel, fidélisation ou même recrutement. Autre tendance observée chez les micro-entrepreneurs : l’âge des dirigeants, de plus en plus jeunes. Grâce aux aides qui fleurissent pour soutenir les jeunes entrepreneurs et à des mesures qui facilitent la création d’entreprise, de plus en plus d’entrepreneurs ont moins de 30 ans. De plus, depuis le 1er janvier 2011 une modification de loi permet aux mineurs de 16 ans de monter leur société.



Alain Bosetti

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