Tout savoir sur la franchise

Tout savoir sur la franchise
Tout savoir sur la franchise
Apparue en France à la fin des années 1920, la franchise vous permet d'ouvrir votre entreprise en exploitant la marque et la notoriété d'un concept déposé. Solution sécurisante, la franchise vous impose cependant certaines conditions à respecter et vous oblige également à reverser une partie des bénéfices générés par l'exploitation du concept. Souscription, avantages, obligations, la franchise est une forme de distribution à part entière pour l'exercice d'une activité en tant que commerçant indépendant.
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C'est en 1928 qu'apparaissent les premières franchises en France. Aujourd'hui, on compte 1568 réseaux de franchises différents. La franchise a vu son nombre de réseaux doubler au cours des dix dernières années, avec une progression régulière de 8 à 11% depuis cinq ans, comme l'indiquent les chiffres de la Fédération Française de la Franchise (FFF). On retrouve la franchise dans tous les secteurs d'activités : services, hôtellerie, prêt-à-porter, restauration sont tout autant de domaines concernés par la franchise. Le coût d'achat d'un concept de franchise dépend du modèle auquel vous vous intéressez. En effet, les droits d'entrée débutent à moins de 5 000 euros et peuvent aller jusqu'à 150 000 euros selon la franchise et sa notoriété. 65 059 franchisés ont opté pour cette collaboration commerciale en France.


Comment devenir franchisé ?

La procédure de recrutement du franchisé est très réglementée et encadrée depuis 1989 par la loi Doubin. Cette loi oblige le franchiseur à fournir au nouveau franchisé un document stipulant toutes les informations relatives à la franchise, avant même que tout contrat ne soit signé entre les deux parties. Le DIP, document d'information précontractuel, devra être envoyé au minimum 20 jours avant la signature du contrat ou le versement de sommes d'argent. Il devra comporter la date de création de la franchise, l'état du marché et ses perspectives de développement à travers une étude de marché. Dans celle-ci devra figurer l'importance du marché, les résultats financiers, la durée du contrat et la liste des franchisés ayant quitté le réseau l'année précédente. Un autre contrat est exigé par la loi, sur lequel doivent être mentionnés les modalités financières, le montant des redevances, le montant des droits d'entrée et le droit des redevances. Ce deuxième contrat remis par le franchiseur au franchisé devra aussi préciser les clauses de non-concurrence et de non affiliation.

Pour lancer son activité de franchisé, il est également indispensable d'élaborer une étude financière. Pour cela, budgétez vos besoins et vos ressources en prenant en compte la conjoncture et pensez au retour sur investissement. Une fois que tous ces points seront validés, et dans l'éventualité où votre candidature sera retenue par la franchiseur, il vous faudra définir avec ce dernier la date d'ouverture du point de vente et mettre en place un rétro-planning (recherche de local, travaux à prévoir, formation, recrutement de l'équipe). Comme pour toute création d'entreprise, le recours au business plan avant d'entreprendre reste indispensable.

Comment bien choisir sa franchise ?

Avant de vous lancer dans une relation de franchise, il est important de réfléchir au concept, à l'engagement sur la durée que cela implique, ainsi sur que les conditions d'exercice de l'activité. Tout d'abord, demandez-vous si cette forme de commerce est faite pour vous. Pour cela, posez-vous les bonnes questions quant à vos capacités à intégrer un réseau de franchisés : suis-je prêt à rejoindre un réseau ? Quels sons mes moyens financiers ? Suis-je suffisamment souple pour m'adapter à une nouvelle formation ? Quels sont mes objectifs ? Suis-je prêt à me donner les moyens de réussir avec ce concept ?

Pour déterminer la franchise sur laquelle se portera votre choix, vous devez vous interroger sur de nombreux points : la notoriété et la réputation du franchiseur, ses capacités d'évolution, les produits ou les services qu'il propose, la place occupée par la concurrence dans le même secteur, le suivi apporté par le franchiseur, le coût de cette forme de commerce, les contreparties correspondant au coût de la franchise, la rentabilité de la franchise par laquelle vous êtes intéressé.

En termes de financement, le droit d'entrée dépend essentiellement de la maturité et de la notoriété de la franchise. Plus ces deux critères sont importants, plus le droit d'entrée sera élevé. En moyenne, le droit d'entrée est compris entre 5 euros et 25 000 euros. Mais il faut souvent ajouter à cela l'acquisition d'un droit au bail, ainsi que le prix des aménagements (rarement pris en charge par le franchiseur). C'est pourquoi avoir un minimum d'épargne avant de se lancer est vivement conseillé. Tout au long de la vie du contrat, le franchisé aura pour obligation de verser des « redevances d'exploitation », c'est à dire des royalties proportionnelles au chiffre d'affaires réalisé par son commerce. Ces redevances sont de l'ordre de 4 à 6%, ou parfois d'un montant forfaitaire. Elles sont payables chaque mois ou à l'année, et servent à couvrir les frais de formation et d'assistance apportées au franchisé. Ajoutez à cela une redevance pour la publicité servant à financer les campagnes nationales, soit 2% du CA en moyenne.

Quelles sont les closes qui me lient au franchiseur ?

Les engagements qui lient le franchisé au franchiseur se répartissent sous quatre formes de contrats. Tout d'abord, le contrat de savoir-faire. Le franchiseur s'engage à transférer au franchisé son concept commercial et le savoir-faire qui l'accompagne pour le bon développement de la franchise. En contrepartie des redevances mensuelles versées par le franchisé, le franchiseur proposera un contrat de prestation de services et d'assistance pouvant comprendre des formations, du conseil en merchandising, des campagnes de communication. Le contrat global comprend également un contrat d'usage d'enseigne, c'est-à-dire qu'à partir du moment où le contrat sera signé, le franchisé aura le droit d'utiliser l'enseigne du franchiseur. Un contrat de fourniture de produits oblige le plus souvent le franchisé à s'approvisionner exclusivement auprès de son franchiseur, bien qu'il soit parfois possible d'avoir librement recours à d'autres fournisseurs, selon la franchise à laquelle il appartient.

Les avantages et les inconvénients de la franchise

Pour son commerce, le franchisé va pouvoir bénéficier de la notoriété du réseau auquel il appartient désormais. Contrairement à un commerce isolé, le taux d'échec avec la franchise est très faible. En s'implantant à un endroit stratégique, le franchisé bénéficiera d'une zone géographique exclusive. Il bénéficiera d'un accompagnement permanent assuré par le franchiseur. En effet, c'est celui-ci qui se chargera de réaliser les études de marché et de faisabilité pour prévoir l'installation du commerce franchisé. De plus, le franchiseur se charge d'assurer la formation lors du démarrage de l'activité, ainsi que des diverses formations pour favoriser par la suite son développement. La plupart des franchiseurs se portent aussi caution pour l'emprunt bancaire nécessaire au lancement de l'activité commerciale. Le franchisé a aussi la possibilité d'être assisté au moment de l'ouverture du point de vente. Certaines franchises s'occupent même de la communication, avec la possibilité d'utiliser les campagnes publicitaires du franchiseur. En revanche, pour se lancer dans une franchise, il est nécessaire d'avoir le capital de départ afin de pouvoir acheter le matériel, et remplir les stocks. Une fois franchisé, le commerçant se doit, quoiqu'il arrive, de respecter la politique commerciale du franchiseur.


Comment mettre fin au contrat de franchise ?

Rares sont les fois où le franchisé choisit de mettre fin au contrat de franchise. Il est malgré tout possible d'y mettre fin avec une contrepartie financière. En cas de rupture anticipée, le franchisé devra verser au franchiseur des indemnités équivalant généralement à la moitié des redevances que le franchiseur aurait continuer à percevoir jusqu'à la fin du contrat. Autre éventualité, le contrat entre le franchiseur et le franchisé peut prendre fin en cas de faute, comme par exemple le non-respect de la politique commerciale, ou le non-paiement des redevances.

Camille Coutant

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