Pilule 3G : 1750 accidents veineux et 14 morts par an selon l'ANSM

Pilule 3G : 1750 accidents veineux et 14 morts par an selon l'ANSM
Pilule 3G : 1750 accidents veineux et 14 morts par an selon l'ANSM
La charge contre les pilules de troisième génération se poursuit à quelques jours de leur déremboursement définitif. Selon un récent rapport de l’Agence nationale du médicament, ces dernières serait responsables de 1 751 accidents veineux par an, sur les quelques 2 500 attribuables aux pilules contraceptives, toutes générations confondues.
A lire aussi


À quelques jours du déremboursement définitif des pilules de troisième et quatrième génération par la Sécurité sociale, l’Agence nationale du médicament (ANSM) diffuse un nouveau bilan à charge contre ces contraceptifs. Selon l’ANSM, les pilules, toutes générations confondues, utilisées par 4,27 millions de femmes en 2011, seraient responsables, chaque année, de 2 529  accidents thromboemboliques veineux en moyenne et de vingt décès prématurés, rapporte l’AFP.

Selon ce document - publié dans le cadre d’un point régulier sur les pilules, lancé pour faire face à la polémique sur ces dernières en France -, quatorze de ces décès prématurés seraient attribuables aux pilules de troisième et quatrième génération. Les six autres seraient liés à la prise de pilules de première et deuxième génération. Quant aux accidents veineux, 778 cas seraient en rapport avec la prise de pilules de première et deuxième génération, tandis que 1 751 seraient attribuables aux pilules de troisième et quatrième génération, selon la même étude.

Les ventes de pilules de troisième génération en baisse

Des chiffres qui semblent confirmer les risques accrus de thromboses liés aux pilules 3G, au cœur de la polémique depuis de longues semaines. À tel point que la ministre de la Santé Marisol Touraine a décidé d’encadrer plus strictement leur prescription et d’en cesser le remboursement dès la fin du mois de mars. En effet, selon l’agence du médicament, une prescription moindre de ces contraceptifs aurait permis d’éviter neuf décès et 1167 accidents veineux en France. Elle appelle ainsi à « l’utilisation de moyens alternatifs de contraception » et à la « réduction des prescriptions » de ces pilules qui doivent désormais être utilisées en deuxième intention, c'est-à-dire après que les femmes en aient testé une de deuxième génération.

Les utilisatrices de pilules semblent d’ailleurs avoir entendu le message. Pour preuve, dans son rapport, l'agence note une baisse de 34% des ventes de contraceptifs oraux de troisième et quatrième génération depuis le début de l’année. Parallèlement, les achats de pilules de première et deuxième génération ont, eux, augmenté de 27 %.

Plus d'actu sur : Pilule 3e génération : notre dossier spécial

Pilule : les femmes préfèrent désormais le stérilet... et la contraception d'urgence
Diane 35 : la pilule anti-acné de retour sur le marché mais...
Pilule 3G et 4G : une nouvelle étude confirme les risques vasculaires