Procréation post-mortem : le comité d’éthique ne dit pas non

Procréation post-mortem : le comité d’éthique ne dit pas non
Procréation post-mortem : le comité d’éthique ne dit pas non
Le Comité national d’éthique a rendu hier un avis sur la procréation post-mortem : il recommande d’autoriser le transfert d’embryons après le décès du père mais maintient l’interdiction du transfert du sperme.
A lire aussi
"Non, Game of Thrones n'est pas une série féministe"
News essentielles
"Non, Game of Thrones n'est pas une série féministe"

C’est une voie modérée que le Comité Consultatif national d’éthique (CCNE) adopte sur l’un des points délicats de la révision des lois bioéthiques.
A propos de l’assistance médicale à la procréation après le décès de l’homme, les sages suivent peu ou prou l’avis des députés et du premier texte de loi voté en février : ils préconisent d’autoriser le transfert post-mortem d’un embryon fécondé par l’homme dans l’utérus de sa femme, à condition que « l’homme ait pu, de son vivant, exprimer sa volonté en donnant son consentement exprès au transfert après son décès. » Le CCNE recommande également que la veuve dispose d’un délai de réflexion minimum après le décès.
En revanche le comité d’éthique s’oppose au transfert post-mortem du sperme, dans la mesure où il serait difficile de vérifier le consentement du père.
Le texte de révision des lois bioéthiques sera soumis au vote des Sénateurs au mois de juin.

VOIR AUSSI

Bioéthique : un homme peut devenir père, même après sa mort
Bioéthique : le don d’ovule assoupli
Lois bioéthiques : le don de gamètes devrait rester anonyme

Notre Dossier complet : Bioéthique

Plus d'actu sur : La bioéthique en questions

Bioéthique : vers une autorisation de la recherche sur l’embryon ?
Assistance sexuelle : le comité national d'éthique dit non
Bioéthique : un bébé à trois parents biologiques