Turquie : le droit à l'avortement en danger

Turquie : le droit à l'avortement en danger
Turquie : le droit à l'avortement en danger
Le gouvernement islamo-conservateur de Turquie envisage de présenter un projet de loi au Parlement visant à réduire de 10 à 4 ou 6 les semaines de grossesse pendant lesquelles l'avortement est autorisé. En assimilant clairement l'IVG à un meurtre, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a provoqué l'indignation des femmes turques.
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La loi sur l'avortement en Turquie pourrait être modifiée dans les mois à venir, suite à une demande du gouvernement islamo-conservateur envisageant de présenter un projet de loi au Parlement qui réduirait le temps de grossesse pendant lequel l'avortement est permis. Cette initiative serait née d’un débat lancé par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui a annoncé être opposé à l'IVG, selon une source proche du gouvernement turc.

Ainsi, le ministère de la Santé serait en train de préparer un rapport qui limiterait de 10 à 4 ou 6 semaines la période autorisée pour subir une interruption volontaire de grossesse. Plus tard, un projet de loi sera présenté au Parlement, où le parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) au pouvoir en Turquie depuis 2002, est solidement majoritaire. À ce propos, le ministre de la Santé Recep Akdag a affirmé que l’avortement « ne doit plus être considéré comme une méthode de contraception » avant d’ajouter qu’on ne doit pas « recourir à cet acte cruel s’il n’est pas médicalement justifié ». « Que vous tuiez le bébé dans le ventre de sa mère ou que vous le tuiez après sa naissance, il n'y a aucune différence » a quant à lui estimé M. Erdogan au cours d'une conférence sur la démographie qui s'est tenue vendredi. Des groupes féministes turcs seraient en train de préparer une contre-attaque.

En Turquie, 70 000 IVG ont été enregistrées en 2011, un chiffre qui a augmenté de 10 000 par rapport à 2009.

Alexandra Gil

(Source : lefigaro.fr)
Crédit photo : Photodisc

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