Rubygate : Berlusconi finira-t-il en prison à cause d'une femme ?

Rubygate : Berlusconi finira-t-il en prison à cause d'une femme ?
Rubygate : Berlusconi finira-t-il en prison à cause d'une femme ?
Dans cette photo : Silvio Berlusconi
Alors que Silvio Berlusconi a été condamné la semaine dernière en appel à un an de prison pour fraude fiscale dans le procès Mediaset, la procureure a requis lundi six ans de prison à son encontre dans l'affaire dite du Rubygate. Une troisième condamnation potentielle à de la prison ferme.
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La procureure Ilda Boccassini a requis, lundi, une peine de six ans de prison à l’encontre de Silvio Berlusconi dans l'affaire dite du « Rubygate » pour prostitution de mineure et abus de pouvoir. Il s’agirait donc d’une troisième condamnation potentielle à la prison ferme pour le « Cavaliere », déjà condamné à un de prison ferme en première instance pour l’affaire liée au rachat de la banque Unipol et en appel pour une affaire de fraude fiscale dite Mediaset. « Nous demandons une peine de base de 5 ans pour le premier chef d’accusation (abus de pouvoir), augmentée à 6 ans pour le deuxième (prostitution) », a ainsi déclaré la procureure, qui a par ailleurs requis une interdiction à vie d’exercer toute fonction publique.

Silvio Berlusconi est en effet accusé d'avoir eu des relations sexuelles tarifées entre janvier et mai 2010 avec Karima El-Mahroug, alias « Ruby la voleuse de cœurs », mineure à l'époque des faits, mais aussi d’avoir fait pression sur la préfecture de Milan pour la faire libérer après son interpellation pour un vol. Silvio Berlusconi, âgé de 76 ans, dément avoir eu des relations sexuelles tarifées avec quiconque ainsi que toute malversation. Karima El-Mahroug nie pour sa part s’être prostituée, mais des témoignages affirment toutefois qu’elle faisait partie des habitués de parties fines (les fameux « bunga bunga ») organisés dans une villa privée. « Conjectures, distorsions, mensonges inspirés par les préjugés et la haine, contre l’évidence, au-delà de l’imagination et du ridicule », a réagi Silvio Berlusconi dans un communiqué. « Mais tout est autorisé sous le bouclier de la toge. Pauvre Italie ! », a-t-il ajouté.

Les membres de son parti le PDL (centre-droit) se sont indignés contre « une attaque à la démocratie », « une farce », ou encore « une volonté d’éliminer Berlusconi ». Enrico Letta, nouveau président du Conseil italien, a pour sa part jugé « inacceptable » la participation de certains de ses ministres à une manifestation samedi à Brescia pour soutenir Sylvio Berlusconi et dénoncer une magistrature « politisée ». Dans cette affaire, la défense s'exprimera le 3 juin et le verdict est attendu au plus tôt le 24 juin.

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