Un bébé prématuré né à 24 semaines, pesant 420 grammes, survit

Un bébé prématuré né à 24 semaines, pesant 420 grammes, survit
Un bébé prématuré né à 24 semaines, pesant 420 grammes, survit
En Angleterre, une petite fille est née très prématurément, si petite qu'elle tenait dans la main de sa mère. À seulement 24 semaines et pesant 420 grammes, elle n'avait, selon les médecins, qu'1% de chances de survivre. Esme est aujourd’hui âgée de 8 mois : ses parents voient en elle un « petit miracle » et envisagent de porter plainte contre les médecins pessimistes de l'hôpital, pour qui tout était perdu d'avance.
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Elle avait seulement 1% de chances de survivre selon les médecins. Alors que sa maman, Kirsty Barrett, a perdu les eaux après 19 semaines de grossesse seulement, la petite Esme Poulsom est née très prématurément. Malgré l’état de santé très fragile du nourrisson, ses parents ont refusé de perdre espoir. Contre toute attente, le bébé a survécu et est aujourd’hui âgé de huit mois.

Trop pessimiste, le personnel de l’hôpital ?

À sa naissance, la petite Esme Poulsom tient dans les mains de sa maman. Pendant deux jours, Kirsty Barrett est séparée de sa fille tant elle est fragile. Les médecins préviennent les parents qu’Esme peut ne pas survivre, et que les premières semaines de sa vie se joueraient entre la vie et la mort. Les parents, déjà âgée d’une fillette de deux ans, n’ont pas apprécié le pessimisme du personnel de l’hôpital Nevill Hall d’Abergavenny (Royaume-Uni). Tout commence à la perte des eaux de Kirsty Barrett, qui débute son travail à 19 semaines de grossesse. Les médecins lui annoncent qu’elle peut faire une fausse couche. Ils recommandent un avortement, mais les parents décident de laisser la nature suivre son cours. Elle continue d’avoir des contractions périodiques. Les médecins envisagent de lui donner des stéroïdes pour arrêter les contractions, puis se ravisent car ils redoutent une fausse couche. « J’ai eu l’impression qu’ils avaient déjà abandonné », confie la jeune maman au Daily Mail.

Un changement d’hôpital salvateur

Mais Kirsty Barrett connaît quelqu’un qui, dans un cas similaire, avait pu bénéficier de stéroïdes à l’hôpital voisin, le Royal Gwent Hospital. Son mari les contacte et les médecins acceptent de prendre en charge Kirsty Barrett si l’hôpital dans lequel elle se trouve veut bien la transférer. Le Nevill Hall hospital refuse dans un premier temps, sous prétexte que leur patiente est en train d’accoucher. Ils acceptent ensuite, admettant que la tête du bébé n’était pas prête de sortir. Vingt minutes après son transfert, elle a pu bénéficier d’une injection de stéroïdes. « Avec le recul, je ne comprends pas que des hôpitaux de la même région puissent avoir une approche si différente », regrette-t-elle. Une semaine après, la jeune femme doit subir une césarienne après une contamination sanguine. La petite Esme naît le 18 décembre, 4 mois avant le terme prévu. Pendant cinq semaines, elle n’a pas eu de liquide amniotique, mais a tout de même survécu. Après huit semaines de soins intensifs, elle retourne au Neville Hall hospital.

Une plainte contre le premier hôpital

C’est à ce moment que des problèmes pulmonaires surviennent. Les médecins minimisent la gravité de l’état de la petite Esme, qui tousse lorsqu’on la nourrit au biberon. Sa mère craint que du lait ne s’infiltre dans ses poumons. Un jour, elle arrête de respirer : les médecins y voient une bronchite et lui administrent des antibiotiques. Son état empire, et le bébé est transféré à l’University Hospital of Wales, à Cardiff. Un de ses poumons s’était dégonflé, et du lait s'y infiltrait effectivement. Si aujourd’hui Esme, 8 mois, a toujours un poumon défaillant, elle est bel et bien sortie de l’hôpital. Ses parents se préparent à porter plainte contre le Nevill Hall hospital.

Victoria Houssay

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