Malala, favorite pour le Nobel de la Paix et menacée par les talibans

Malala, favorite pour le Nobel de la Paix et menacée par les talibans
Malala, favorite pour le Nobel de la Paix et menacée par les talibans
Récompensée à l'Université d'Harvard fin septembre pour son combat pour le droit des femmes à l'éducation, la Pakistanaise Malala Yousafzai, prétendante au Prix Nobel de la Paix, compte désormais « changer l'avenir de son pays » en se lançant en politique. Ce lundi, les talibans pakistanais ont réitéré leurs menaces, assurant qu'ils viseront de nouveau Malala dès qu'ils en auront l'occasion.
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Déjà lauréate du Peter J. Gomes Humanitarian Award, que l'Université d'Harvard lui a remis fin septembre pour la remercier de son engagement en faveur de l'éducation des filles au Pakistan, la jeune Malala est désormais donnée favorite pour recevoir le Prix Nobel de la Paix, qui sera décerné ce vendredi.

« Mon but n'est pas d'obtenir le Nobel de la Paix »

Pourtant, l'adolescente n'en a cure. Fervente partisane de l'éducation des filles et farouche adversaire de l'obscurantisme des talibans, Malala Yousafzai a confié ce lundi à la BBC son souhait d'entamer une carrière politique au Pakistan, une fois ses études terminées. « Mon but n'est pas d'obtenir le Nobel de la Paix. Mon objectif est d'obtenir la paix et de voir chaque enfant bénéficier d'une éducation […] Je veux être une femme politique plus tard. Je veux changer l'avenir de mon pays et rendre l'éducation obligatoire. »

Aujourd'hui âgée de 16 ans, Malala Yousafzai tient depuis 2009 un blog sur lequel elle raconte les conditions de vie des jeunes filles de la région de Swat, au Pakistan, qui se rendent chaque jour à l'école au péril de leur vie. Comme elle-même, lorsque le 9 octobre 2012, les talibans lui tirent une balle dans la tête en représailles à son engagement pour l'éducation des filles.

Bien que grièvement blessée, Malala survit à l'attaque des terroristes. Résidant désormais à Londres, où elle a été opérée, la jeune fille continue, malgré les menaces, son inlassable combat pour la scolarisation des jeunes filles au Pakistan. Elle y a créé une fondation pour l'éducation et raconte son histoire dans son livre Moi, Malala, je lutte pour l'éducation et je résiste aux talibans, à paraître mardi 8 octobre aux éditions Calmann-Lévy.

Lutter contre l'extrémisme par l'éducation

Surprenante de maturité, Malala a confié à la BBC : « Le dialogue est le meilleur moyen de régler les problèmes et de combattre la guerre. Et la meilleure manière de lutter contre le terrorisme et l'extrémisme est à mon avis très simple : instruire la prochaine génération. »

Et si Malala ne remporte pas ce vendredi le Prix Nobel de la Paix, elle sera toutefois, le 18 octobre prochain, l'invitée de la reine Elizabeth II au palais de Buckingham, la reine comptant la remercier pour son courageux engagement en faveur de l'avenir des jeunes filles pakistanaises.

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