Non-cumul des mandats : une solution pour la parité ?

Non-cumul des mandats : une solution pour la parité ?
Non-cumul des mandats : une solution pour la parité ?
Dans cette photo : François Hollande
C'est aujourd'hui qu'est présenté en Conseil des ministres le projet de loi interdisant le cumul des mandats. À cette occasion, le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes a publié mardi 2 avril une étude démontrant que 80% des parlementaires en situation de cumul sont des hommes. Le non-cumul pourrait donc favoriser l'accession des femmes aux postes politiques.
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Promesse de campagne du candidat François Hollande, le non-cumul des mandats a du mal à convaincre les parlementaires qui depuis le mois de mai dernier ne sont pas prompts à laisser de côté leurs différents postes. Alors que le projet de loi interdisant le cumul des mandats est présenté ce mercredi en Conseil des ministres, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) publie une étude portant sur la pratique différenciée du cumul des mandats selon les sexes. Selon les chiffres révélés, les hommes cumulent plus : ils constituent 80% des parlementaires en situation de cumul. Par ailleurs, comme le souligne le rapport, quand femmes et hommes cumulent, ils ne le font pas de la même façon. « Aux parlementaires hommes les premiers rôles et les fonctions qui concentrent le plus de pouvoir et de ressources (humaines, financières, etc.), aux femmes les fonctions d’adjointes ou de vice-présidences. Ainsi 100% des parlementaires en situation de cumul avec une présidence de conseil général ou régional sont des hommes. »

Libérer de l’espace pour les femmes politiques

Les députés sont par ailleurs dix fois plus nombreux que leurs collègues féminines à être sur les bancs de l’Assemblée depuis au moins quinze ans : du côté de la succession des mandats, les femmes sont également sous-représentées. « Au regard de la faible féminisation de l’Assemblée nationale, les femmes sont largement minoritaires parmi les député-e-s ayant fait plusieurs mandats successifs. Elles ne sont que 12 femmes sous la XIVe législature à avoir fait au moins 4 mandats successifs contre 128 hommes, et 17 à avoir fait 3 mandats », souligne l’étude. Au vu de ces résultats, le Haut Conseil à l’Égalité estime qu’avec la limitation ou l’interdiction de ces situations de cumul, les femmes se trouveraient favorisées pour accéder aux postes politiques. « Cela libérerait de l’espace pour un renouvellement du personnel politique et permettrait ainsi un nouveau souffle à la parité, l’ouverture d’une nouvelle ère », conclut l’étude.

Lire l’étude complète du HCEfh

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