Le Pen, Duflot et Morano restent les chouchoutes de Twitter

Le Pen, Duflot et Morano restent les chouchoutes de Twitter
Le Pen, Duflot et Morano restent les chouchoutes de Twitter
On prend les mêmes et on recommence ? Pas tout à fait. Mais force est de constater que la cote de popularité des femmes politiques reste, parfois malgré elles et à leurs dépens d'ailleurs, relativement stable. Cette quinzaine encore, Cécile Duflot, Marine Le Pen et Nadine Morano prouvent qu'elles maîtrisent (ou pas) l'art de faire parler d'elles sur les réseaux sociaux. Découvrez notre baromètre exclusif.
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Avec deux fois plus de mentions que la deuxième personnalité de notre baromètre Synthesio-Terrafemina, Marine Le Pen est largement en tête de ce classement des femmes politiques sur Twitter cette quinzaine. La présidente du FN, toujours lancée dans sa quête de dédiabolisation du parti créé par son père, peut en effet se targuer d’avoir été mentionnée près de 30 000 fois sur les réseaux sociaux entre le 30 septembre et le 13 octobre. Trois événements l’ont propulsée, à commencer par une interview publiée le 2 octobre par L'Express et au cours de laquelle elle a déclaré être prête à poursuivre en justice les médias qui qualifieront le FN de parti d'extrême droite. Les twittos se sont emparés de cette sortie qui lui a valu de nombreuses railleries et provocations et, à l’inverse sans doute de l’effet escompté, une multitude de démonstrations par l'Histoire que son parti peut bien être rangé dans la case « extrême droite » de l’échiquier politique français.

Le FN avec Marine Le Pen, c'est comme le papier toilette parfumé. Juste un coup marketing, mais au fond, c'est toujours la même merde.

— LOLYves (@LANDEYves) October 3, 2013

Deuxième événement qui a, au cours de cette quinzaine, boosté Marine Le Pen sur les réseaux sociaux : un sondage, publié ce même 3 octobre par Le Figaro magazine, montrant un nouveau bond de la cote de popularité de la leader frontiste. Enfin, dimanche, dernier jour pris en compte pour l’élaboration de ce baromètre, la victoire du candidat FN lors des élections cantonales partielles à Brignoles (Var), Laurent Lopez, a entraîné un nouveau pic de verbatim mentionnant Marine Le Pen sur Twitter notamment et a offert à ses partisans une belle tribune.

Cécile Duflot, (encore) star de Twitter malgré elle

Ce 3 octobre aura décidément été une journée chargée pour les femmes politiques. Cécile Duflot se situe certes assez loin derrière Marine Le Pen en termes de nombre de mentions (15 722 au total) mais elle peut se targuer d’être plus « efficace » que la présidente du FN. Car c’est d’un simple tweet dont elle n’est même pas l’auteur que la ministre du Logement a créé l’émoi sur les réseaux sociaux. Une fois de plus en effet, c’est son compagnon Xavier Cantat qui a déclenché la polémique, avec un nouveau tweet assassin contre Manuel Valls : « Si j’ai bien compris, désormais #Valls devra obtenir l’autorisation de #Matignon avant de pouvoir tenir des propos racistes ».



Les réactions des internautes ont été nombreuses et promptes. Aussi promptes que l’a été la désactivation du compte de Xavier Cantat. Notons que la petite phrase de l'élu EELV de Villeneuve-Saint-Georges (Val de Marne) ne fait pas avancer les sujets de fond mais a le mérite de poser deux questions : Cécile Duflot est-elle responsable des tweets de son compagnon ? Et quelle place peuvent trouver sur Twitter « les hommes et les femmes de » ?

Son actualité a été plutôt tranquille cette dernière quinzaine mais Christiane Taubira parvient tout de même à se hisser sur la troisième marche du podium de ce baromètre. 15 000 mentions obtenues au fil des jours, sans avoir à déclencher de polémique. Un beau score. Nadine Morano en revanche a dû se faire insulter par l'acerbe Guy Bedos pour obtenir le même nombre de mentions : la trésorière de l’association des amis de Nicolas Sarkozy a fait fureur sur Twitter le 12 octobre en annonçant qu’elle souhaitait porter plainte contre l’humoriste qui l’a qualifiée « de conne et de salope » lors d’une représentation à Toul. Pas de quoi fouetter un chat pour de nombreux twittos, à l’image de Stéphane Guillon qui rappelle que son collègue Bedos était déjà friand des insultes envers la gent féminine en 1975.



Guy Bedos lui-même ne voit pas où est le mal. Mais pour éviter d'éventuels ennuis judiciaires (à moins que ce ne soit pour enfoncer le clou), il a tout de même fini par présenter ses excuses à Nadine Morano. À sa manière du moins.

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