Christiane Taubira à Paris Match : "Je souffre d'un chagrin d'amour"

Christiane Taubira à Paris Match : "Je souffre d'un chagrin d'amour"
Christiane Taubira à Paris Match : "Je souffre d'un chagrin d'amour"
Dans cette photo : François Hollande
Dans son dernier numéro, Paris Match consacre un long reportage à Christiane Taubira. En Guyane, son pays natal, où elle a accepté de recevoir les journalistes, la ministre de la Justice se livre sur sa vie politique comme personnelle et se confie sur son second mari.
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Sa « maman », ses ambitions politiques, sa vie amoureuse : dans un reportage à Paris Match, publié mercredi la ministre de la Justice se livre. Christiane Taubira évoque ainsi sa mère Bertille, « morte épuisée à 49 ans », son engagements auprès de François Hollande, comment elle a accepté « La Justice », ses rêves de « bibliothèque avec plafond de verre », elle parle de son amour des livres et ne mâche pas ses mots quand il s’agit de parler de la classe politique.

« Il n'est pas concevable que je revive avec lui »

Mais elle évoque aussi son second mari, Roland Delannon, ex-leader indépendantiste guyanais avec lequel elle avait fondé un parti politique et une famille. « Je souffre d'un chagrin d'amour » dit-elle ainsi en évoquant sa rupture : « Je suis toujours amoureuse de mon mari. Sauf que, dans mon mental, il n'est pas concevable que je revive avec lui » dit-elle aujourd’hui après quinze ans de séparation.

Tous deux se sont rencontrés à la fin des années 70 alors qu’il est le fondateur du Mouvement guyanais de décolonisation (MOGUYDE). Ensemble, ils créeront le parti Walwari qui combat la corruption dans l’administration guyanaise. Une étiquette sous laquelle Christiane Taubira sera élue députée en 1993. Mais c’est en 1998, après 20 ans de mariage que le couple se sépare lorsque Roland Delannon mène, sans lui dire, une liste dissidente aux régionales.

« J’ai pris conscience de tout ce que j’ai loupé »

La ministre de la Justice ne semble pourtant avoir aucune rancœur envers son ex-mari : « Je me suis battue sans avoir conscience de l’impact sur mon époux. J’ai sous-estimé le poids du regard social dans la société guyanaise. J’ai compris trop tard que cet homme, d’une très grande valeur, m’a appelée au secours cinquante fois. Depuis, j’ai pris conscience de tout ce que j’ai loupé ».

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